FBL-EUR-C3-MILAN-ARSENAL

Crédit : AFP

Soccer

Arsenal vit encore et assomme le Milan

AFP

Publié | Mis à jour

La fin de saison d'Arsenal aura peut-être une saveur européenne. En immense difficulté en Premier League, les Gunners ont joliment et facilement battu l'AC Milan 2-0 jeudi à San Siro et ont déjà quasiment leur place en quart de finale de l'Europa League.

Les courbes se sont inversées jeudi à Milan et des séries ont pris fin, puisque les Milanais restaient sur 13 matches sans défaite dont six sans but encaissé, alors qu'Arsenal, au coeur d'une des périodes les plus sombres de l'ère Arsène Wenger, venait d'enchaîner quatre défaites d'affilée.

Plein comme à ses grandes heures européennes (près de 73.000 spectateurs), San Siro espérait beaucoup de ce rendez-vous de C3, qui devait valider les progrès des hommes de Gennaro Gattuso.

Mais son Milan très jeune (Donnarumma, Calabria, Suso, Kessié, Cutrone...) et sans expérience européenne a en fait été nettement dominé par les Gunners et leur milieu très joueur avec Ozil, Wilshere, Mkhitaryan et Ramsey.

En soutien de Welbeck, ce quatuor de passeurs délicats a offert quelques très beaux mouvements et avait un peu trop de talent pour ce Milan appliqué mais très tendre.

Le premier but, signé Mkhitaryan d'une frappe déviée par Bonucci après un crochet sur Calabria (15e), doit ainsi beaucoup à la passe d'Ozil qui a renversé le jeu vers l'Arménien.

Le deuxième, inscrit dans le temps additionnel de la première période (45+4), est lui aussi venu d'une inspiration du meneur allemand, dont la passe pour Ramsey était un vrai cadeau. Le Gallois a effacé Donnarumma facilement et Arsenal avait deux buts d'avance à la pause.

L'écart aurait déjà pu être plus important puisque Donnarumma avait déjà sorti deux beaux arrêts devant Chambers (41e) et Welbeck (42e) et qu'il a été sauvé par sa barre sur une tentative de Mkhitaryan (45+1).

Il aurait aussi pu se creuser en deuxième période avec une énorme occasion pour Welbeck (49e), mais Wenger, qui était privé de Lacazette, Nacho Monreal et Bellerin, tous blessés, s'en contentera.

En face, Gattuso va pouvoir expliquer à ses jeunes disciples combien il leur reste à travailler avant de s'imaginer un avenir au plus haut niveau européen, que lui a bien connu.

Car en dehors d'une frappe de Bonaventura au-dessus (52e), les rossoneri, courageux mais très imprécis, n'ont rien proposé.

 

L'Atlético sur de bons rails face au Lokomotiv

Sans forcer, l'Atlético Madrid a étouffé le Lokomotiv Moscou (3-0) jeudi en 8e de finale aller de l'Europa League, avec notamment un missile de Saul Niguez en pleine lucarne, mettant sur de bons rails sa qualification pour les quarts.

Quatre jours après sa déception en Liga à Barcelone (défaite 1-0), l'équipe de Diego Simeone a cette fois livré un match sérieux grâce au tir limpide de Saul (22e) puis un but opportuniste de Diego Costa, à l'affût après une tentative repoussée d'Antoine Griezmann (47e). Koke a scellé le score en reprenant un centre de Juanfran (90e).

Ce succès net et sans bavure permet au club «colchonero» d'aborder en confiance le match retour en Russie jeudi prochain.

Au stade Metropolitano, la venue de supporters moscovites n'a cette fois pas fait de vagues en Espagne, deux semaines après les violents affrontements qui avaient émaillé la venue du Spartak Moscou à Bilbao.

Et la bataille n'a pas eu lieu non plus sur le terrain, où l'Atlético n'a pas eu à forcer son talent face à un adversaire inoffensif et bien contenu par le pressing madrilène.

La réaction de Griezmann

C'est d'ailleurs sur un ballon de récupération que Saul a pu être servi plein axe. Le milieu espagnol a progressé un peu, levé la tête, et adressé une frappe flottante du gauche qui s'est logée dans la lucarne, 35 mètres plus loin (22e). De quoi confirmer au passage le talent de Saul pour inscrire des buts spectaculaires sur la scène européenne...

Pour sa part, Griezmann a bien réagi après son non-match dimanche face au Barça.

Le Français s'est montré vif et disponible et il a failli alourdir le score à la demi-heure de jeu: il a chipé le ballon dans les pieds du gardien sorti pour dégager le long de la ligne de touche mais son tir lointain du plat du pied (30e) est passé tout près de la cage vide...

«Grizi» n'a pas baissé les bras et même si sa frappe à la réception d'un centre de Saul a été repoussée in extremis par le gardien, Costa était là pour pousser le ballon au fond (47e). Griezmann a ensuite cédé sa place sous les applaudissements (67e), avant le troisième but signé Koke (90e).

Bref, un match sans frayeur pour l'Atlético. Et pour ne rien gâcher, malgré l'absence du gardien titulaire Jan Oblak (aine), le jeune Axel Werner (22 ans) a été très vigilant pour son premier match officiel sous le maillot «colchonero», préservant sa cage sur l'une des rares tentatives adverses (77e).