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Prêts à défoncer un mur de brique

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Des 47 joueurs présents au camp d’évaluation régional de l’Est de la Ligue canadienne de football (LCF), qui a eu lieu mercredi au Stade olympique, seulement quatre, dont trois Québécois, ont été invités à passer à l’étape supérieure.

Le joueur de ligne offensive de l’Université de Montréal Arnaud Gendron-Dumouchel, le receveur de l’Université Laval Marco Dubois, le secondeur de l’Université d’Ottawa Khadim Mbaye et le demi défensif de l’Université Carleton Justin Howell ont maintenant rendez-vous à Winnipeg les 24 et 25 mars.

C’est à ce moment qu’aura lieu le camp d’évaluation national, une des dernières étapes de recrutement avant le repêchage de la LCF le 3 mai.

«Quand ils déroulent la liste, tu retiens ton souffle et tu espères entendre ton nom, a reconnu Mbaye, originaire de Laval. J’ai fait ce qu’il fallait pour être choisi.»

Parmi les participants aux camps régionaux, rares sont ceux qui auront un rôle de premier plan dans la ligue. À tout le moins à leurs débuts. Les dirigeants recherchent des joueurs capables d’avoir un impact au sein des unités spéciales et, surtout, qui ont le feu sacré.

«Tu veux des gars qui sont prêts à défoncer un mur de brique pour jouer», a expliqué le directeur général des Alouettes de Montréal, Kavis Reed.

Une attitude que les quatre élus de mercredi semblent partager.

«Au football tu dois avoir du chien, a affirmé Dubois. Tu ne peux pas être trop passif ou technique. Parfois, tu dois te fâcher un peu.»

«Dans un événement comme le camp d’évaluation, tu dois être prêt à tout, a ajouté Gendron-Dumouchel. Tu dois être préparé mentalement et donner tout ce que tu as.»

Au-delà des chiffres

Les joueurs étaient notamment soumis à divers tests physiques – sprint de 40 verges, saut vertical, répétitions au développé couché – mercredi. Même si les résultats peuvent être instructifs, ils ne font pas foi de tout.

«Les chiffres ne racontent pas l’histoire d’un joueur de football, a indiqué Reed. Ce qu’ils font sur le terrain est beaucoup plus important. Mais un joueur peut se disqualifier en offrant systématiquement de mauvaises performances.»

Un sentiment partagé par Éric Deslauriers. «Ça ne pèse pas très lourd dans la balance, a avoué le coordonnateur du repêchage et dépisteur national des Alouettes. Ce qu’on voit sur les vidéos et à l’entraînement joue un rôle plus grand.»

Pas de surprise

Le quart-arrière du Rouge et Or Hugo Richard n’a pas fait la coupure, ce qui n’a pas étonné le principal intéressé. «Je ne m’attendais pas nécessairement à être invité [au camp national] comme il y a déjà deux quarts qui y seront», a-t-il indiqué.

Le passeur est prêt à changer de position pour faire son chemin dans la LCF, une ouverture appréciée par Deslauriers. «Il veut démontrer qu’il est capable de jouer à un autre niveau. Juste cela, ça m’impressionne», a dit l’ancien receveur de passe.

Jusqu’ici, 45 joueurs sont invités au camp national. D’autres s’ajouteront à la liste après la présentation des camps destinés aux athlètes de l’Ontario et de l’ouest du pays.

L’an dernier, 11 des 15 joueurs qui avaient obtenu leur place au rendez-vous national grâce à leurs performances aux camps régionaux ont été repêchés.