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«L'effet Beckham» de retour dans la MLS

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Après avoir grandement contribué à l’essor du circuit en débarquant à Los Angeles il y a plus de 10 ans, il était tout naturel que David Beckham continue de faire avancer la MLS en tant que bâtisseur à la suite de sa retraite sportive.

L'un des propriétaires de la future équipe d'expansion de Miami entrait en terrain inconnu à l’époque, lui qui quittait l’une des plus prestigieuses équipes au monde pour faire son entrée dans un circuit qui ne jouissait pas d’une grande popularité sur la scène internationale. 

«C’est un gros moment dans ma vie, a admis Beckham lors d’une entrevue exclusive avec le journaliste de TVA Sports Nicolas A. Martineau. Nous venions de gagner un championnat avec le Real Madrid. Lorsque je suis parti, j’étais fier de ce que nous avions accompli en quatre ans, mais j’avais besoin d’un nouveau défi et la MLS me l’offrait.»

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L'influence de Leiweke

Rencontrer deux individus influents l'a convaincu de se lancer dans l'aventure nord-américaine. La décision s'apparentait alors à un acte de foi.

«Le circuit n’était pas aussi bien développé qu’aujourd’hui. La ligue et le Galaxy ont toutefois démontré leur sérieux. Quand je me suis assis avec le commissaire [Don Garber] et Tim Leiweke [qui était alors PDG d'AEG, la société propriétaire du Galaxy], ils m’ont montré leur passion et leurs ambitions et j’étais prêt à embarquer.»

Si le mythique personnage a exercé l'influence d'un bâtisseur par la simple action de fouler les pelouses de la ligue, son «effet Beckham» sera encore bien vivant, cette fois transposé dans un rôle d’entrepreneur.

«L’héritage que j’aimerais laisser à la ligue est à la fois sur le terrain, mais aussi à l’extérieur. Je veux bâtir quelque chose et démontrer que la MLS a du potentiel. J’espère que les gens diront que j’ai contribué un peu à faire de la MLS une compétitrice aux ligues européennes.»

Une constante revient dans le discours de David Beckham quant à ses plans concernant la future équipe d’expansion de la MLS à Miami : l’ancienne vedette du Galaxy vise la lune.

Lors de l’annonce officielle de la création du club en janvier, Beckham avait montré ses couleurs en prévenant qu’il entendait faire de son équipe «la meilleure de la MLS». Les vedettes seront prisées, autant pour générer de l’engouement chez les partisans que pour s’assurer d’une qualité de jeu.

C’est cette même approche qui avait été suivie par le Galaxy de Los Angeles lorsqu’elle a amené Beckham dans ses rangs en 2007. Les autres équipes avaient ensuite emboîté le pas.

David Beckham
Crédit photo : Agence QMI

«Pour nous à Miami, il sera important d’attirer des vedettes. Les partisans ici méritent une étoile.»

«Ils seront aussi fiers de voir de jeunes joueurs locaux percer notre alignement», a-t-il nuancé.

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Pas encore comme les ligues majeures

Le recrutement local, quant à lui, s’améliorera au fur et à mesure que la MLS prendra de l’expansion. La ligue ne se situe certes pas au même niveau que la NFL et la NBA, par exemple, mais elle fait du chemin.

«Je pense que ça prend du temps. Ces ligues sont là depuis longtemps. Nous sommes encore très jeunes. Nous allons grandir. L’intérêt est là. Les activités de la ligue sont rentables.»

Un changement de vision devra toutefois s'opérer.

«Les jeunes s’intéressent au soccer. Maintenant, on veut leur montrer qu’ils peuvent même devenir des joueurs professionnels.»

Beckham tentera de réussir là où le Fusion de Miami a échoué. Cette défunte concession avait été fondée en 1997 pour finalement être dissoute à la fin de la saison 2001. Or, le commissaire Don Garber assure que le circuit et le soccer américain sont dans de bien meilleures dispositions aujourd'hui.

«La grosse différence est le positionnement de la ligue aujourd’hui. La coupe du monde de 2002 a propulsé le soccer aux États-Unis. C’est le cas aussi au Canada. Il y a plus de joueurs, plus de stades et plus de partisans. Ce n’était malheureusement pas le cas à l’époque du Fusion.»