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Le projet qui a failli ne pas voir le jour

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Il fut un temps où l’équipe d’expansion de Miami dans la MLS n’était qu’un projet fou bien loin de se concrétiser. 

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Associé à Marcelo Claure, président et directeur général de l’entreprise de télécommunications Sprint, et au créateur d’American Idol Simon Fuller, Beckham avait sur papier tout ce qu’il faut pour aller de l’avant, mais les problèmes se sont multipliés, si bien que trois ans et demi après son annonce, l’affaire tombe presque à l’eau.

Claure, qui est également propriétaire du Club Bolivar, l’équipe de soccer la plus titrée en Bolivie, s’apprêtait à rencontrer Beckham pour tout larguer.

«60 jours auparavant, nous étions cuits! On n’allait pas y arriver, a-t-il raconté dans une entrevue exclusive avec notre journaliste Nicolas Martineau. J’ai rencontré David pour lui dire au revoir. Puis, on s’est regardé et on s’est dit qu’on ne pouvait pas abandonner. On devait trouver un moyen de réussir.»

L'homme d'affaires a fait usage de son carnet de contacts pour attirer d’énormes pointures dans le groupe d’investisseurs, à commencer par Masayoshi Son, l’homme le plus riche du Japon, rien de moins. Entrent également dans le portrait les frères Jorge et Jose Mas, respectivement président du conseil d’administration et PDG de l’entreprise de construction Mastec, qui a généré des revenus de plusieurs milliards de dollars.

«On devait le faire pour le sud de la Floride. Je ne me voyais pas vous annoncer notre retrait du projet. Je me suis alors souvenu de l’intérêt des frères Mas. Je leur ai dit de venir à New York pour qu’on puisse discuter. Simon est aussi venu de Los Angeles et nous avons vécu ce moment magique», a-t-il révélé aux partisans lors de la présentation du club au mois de janvier.

Les frères Mas constituaient la pièce manquante au puzzle.

«Moi et David avons d’abord renoué. J’ai ensuite contacté Masayoshi pour nous joindre. Ce qu’il nous manquait, c’était des partenaires locaux. Je n’avais pas beaucoup de temps pour en trouver. L’ajout des frères Mas a été très important pour la suite. Maintenant, nous avons tout ce qu’il faut pour réussir», a rapporté Claure. 

Ce dernier sait exactement où puiser les idées pour bâtir les fondations d’une équipe gagnante.

«Je vois Kansas City être en train de devenir un excellent marché. Les gens veulent assister aux matchs. Regardez Atlanta! Il y avait tellement de sceptiques. C’est un succès sur toute la ligne autant sur le terrain que dans les gradins. À Seattle, c’est hallucinant, les partisans sont fidèles et nombreux. 

«Nous voulons nous inspirer de ces équipes. J’ai d’ailleurs demandé aux copropriétaires de venir à Kansas City pour qu’on puisse suivre leur modèle.»

Encore aujourd’hui, le Bolivien se pince à l’idée de travailler avec Beckham, une légende et une célébrité mondiale.

«C’est fascinant de concevoir mon équipe avec David Beckham, non pas le joueur, mais le partenaire. C’est toute une expérience.» 

La nouvelle sensation? 

Lorsqu'on lui demande quel ajout permet à la MLS de rayonner («wow factor»), Beckham ne surprend personne.

«Miami! C'est éclatant! Je crois que la ville méritait une équipe et qu'elle peut apporter beaucoup à la ligue.»

«Le commissaire semble emballé. Il y a plein de belles choses qui se produisent. Atlanta est un bel ajout aussi. Tu as 42 000 partisans qui viennent à chaque match. Portland et Toronto deviennent de gros marchés. Les assistances sont en hausse et se comparent à l'Europe», a-t-il ajouté.