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Olympiques: Mikaela Shiffrin championne en slalom géant

Agence France-Presse et TVA Sports

Publié | Mis à jour

D'un bout à l'autre de l'échelle du temps: la prodige américaine Mikaela Shiffrin, sacrée en slalom géant, et le Norvégien Aksel Lund Svindal, qui a enfin offert à la Norvège le titre suprême en descente masculine, ont marqué l'histoire jeudi aux JO-2018.

Le ciel bleu qui a enfin élu domicile au-dessus de Pyeongchang a permis aux organisateurs de... souffler un peu, après des jours de vents violents et de reports.

L'attente, le chronomètre, les secondes qui s'égrènent, et les centièmes finalement, qui font toute la différence.

À 22 ans, Shiffrin maîtrise déjà parfaitement tout cela.

Il ne fallait pas manquer le début pour accrocher le sillage de l'Américaine Mikaela Schiffrin, en embuscade derrière l'Italienne Manuela Moelgg après la 1re manche (20 centièmes de retard).

L'Américaine a encore accéléré dans la 2e, pour décrocher le 2e titre olympique de sa carrière.

Shiffrin avait déjà écrit l'histoire en 2014 à Sotchi en devenant la plus jeune championne olympique de slalom.

La jeune femme possède donc l'état de forme qui peut lui permettre d'atteindre son faramineux objectif de quatre à cinq médailles en Corée du Sud.

Candace Crawford (25e) est la seule Canadienne à avoir terminé les deux descentes. Valérie Grenier avait obtenu le 33e temps de la première manche, mais n'a pas terminé la deuxième.

L'attaque des Vikings

À l'autre bout de l'échiquier du temps, Aksel Lund Svindal a croqué le chronomètre pour enfin offrir aux «Attacking Vikings», la Norvège, le titre olympique de descente.

À 35 ans, Svindal est devenu par la même occasion le plus vieux champion olympique de l'histoire du ski alpin.

Mieux encore pour les Norvégiens, son compatriote Kjetil Jansrud a pris l'argent, à 12 centièmes, juste devant l'autre favori le Suisse Beat Feuz, à 18 centièmes.

«C'est une grande émotion. Je n'arrive pas y croire, faire mieux que Kjetil Aamodt (2e en 1994) et Lasse Kjus (1998, 2002). C'est un jour aussi particulier avec ce doublé», s'est réjoui Svindal, deuxième de la descente olympique en 2010 à Vancouver.

En patinage, c'est un symbole de la mondialisation qui s'est imposé en couples, avec les Allemands Aljona Savchenko et Bruno Massot.

Elle est d'origine ukrainienne, lui est d'origine française. L'issue est heureuse pour ce couple formé en 2014, après des mois de controverses et un bras de fer terrible pendant plus d'un an et demi entre les fédérations française et allemande au sujet de Massot.

Pas de souci de passeport en revanche pour Pierre Vaultier.

Le Français, sacré à Sotchi, a de nouveau triomphé en snowboarcross pour faire son entrée dans la confrérie des doubles champions olympiques.

Dans la soirée à Pyeongchang (matinée et mi-journée en France), le biathlon - reporté jeudi - devrait donc bien pouvoir se disputer, avec deux rendez-vous.

L'Individuelle dames d'abord, à 17h15 (07h15 GMT), où l'Allemande Laura Dahlmeier est en lice pour un triplé.

Et l'Individuelle messieurs ensuite, à 20h20 (12h20 en France), où Martin Fourcade peut devenir le Français le plus titré de l'histoire des Jeux d'hiver avec 4 médailles d'or.

Le Canadien Manuel Osborne-Paradis a réalisé le meilleur résultat unifolié avec une 14e place. Benjamin Thomsen (28e), Dustin Cook (32e) et Broderick Thompson (35e) ont également participé à l'épreuve.