Canadiens

Un an à la barre des Canadiens

Agence QMI /  Jonathan Bernier

Publié | Mis à jour

Trente-huit gains, 33 revers et 8 défaites en bris d’égalité. Voilà comment se décline la fiche du Canadien depuis l’arrivée de Claude Julien à la barre de l’équipe, il y aura un an mercredi.

Douze mois amorcés par des hauts, mais suivi par une longue descente. Un long creux de vague qui lui fera rater les séries pour la troisième fois en quatre saisons. Néanmoins, le pilote de 57 ans soutient que la situation n’est pas aussi délicate qu’elle y paraît.

«Il y a des gens qui vont dire qu’on n’est pas dans le portrait des séries. Je le comprends, a-t-il indiqué, précisant que la porte du grand bal printanier n’était toujours pas fermée. Mais, j’aime la direction que prend l’équipe. On voit ce que des (Nikita) Scherbak, (Charles) Hudon, (Victor) Mete et (Artturi) Lehkonen peuvent apporter. On voit que les jeunes s’en vont dans la bonne direction.»

Au groupe dans lequel Julien inclut Jonathan Drouin (22 ans) et Alex Galchenyuk (23 ans), dont le statut de vétéran fait souvent oublier leur âge.

«Ils sont encore jeunes. Il faut travailler avec eux et les aider à gagner en confiance. On doit leur donner l’occasion de s’améliorer sans qu’ils nous mettent dans une position qui pourrait nous coûter des matchs, a expliqué l’entraîneur du Canadien. Galchenyuk patine mieux, joue avec beaucoup de confiance avec la rondelle. Il démontre une belle attitude et veut s’améliorer.»

Avec les moyens du bord

Que les jeunes puissent prendre du galon, c’est effectivement une bonne nouvelle. Cependant, il ne faudrait pas oublier que les portes se sont ouvertes pour eux en raison de quelques pertes importantes au cours de la saison morte, dont deux (celle d’Alexander Radulov et d’Andreï Markov) ne sont pas étrangères à la difficile campagne que connaît le Tricolore.

D’ailleurs, il est curieux de constater que plusieurs partisans sont prêts à clouer le Franco-Ontarien au pilori pour la mauvaise saison de leurs favoris. Le pauvre homme a beau mériter une partie du blâme, il n’a d’autre choix que d’essayer de trouver une formule gagnante avec les joueurs que son directeur général lui a fournis.

«Cette année, on savait qu’on voulait donner une chance à de jeunes joueurs de s’intégrer au groupe. C’est certain qu’il y a toujours des effets collatéraux à ça, a poursuivi Julien. Il y a des ajustements à faire en cours de route. Cependant, ce que j’aime de cette année, c’est que plusieurs joueurs se sont améliorés.»

Jamais satisfait

Et qu’en est-il du vénérable entraîneur en voie de conclure sa 15e saison derrière le banc d’une équipe de la LNH? Est-il différent de l’entraîneur qui a succédé à Michel Therrien le 14 février 2017?

«J’ai toujours cru que je pouvais m’améliorer chaque année. Je ne me suis jamais satisfait de mon coaching», a-t-il déclaré.

«C’est pendant les moments creux que tu t’améliores le plus parce que tu dois prendre des décisions difficiles, garder ton sang-froid et demeurer positif. Tu dois travailler encore plus fort», a-t-il continué.

Danault: une question de jour

En prévision de son match contre l’Avalanche, mercredi soir, au Colorado, le Canadien a tenu un entraînement en banlieue de Denver. Pour une deuxième fois en autant de jours, Philip Danault s’est entraîné avec ses coéquipiers. Une fois de plus, il évoluait au centre de Max Pacioretty et d’Artturi Lehkonen, alternant de temps à autre avec Paul Byron.

Malgré les signes plus qu’encourageants, il était trop tôt, au moment de sortir de l’entraînement pour statuer sur un retour du Québécois dans la formation.

«Il a eu le feu vert pour pratiquer, mais il ne l’a pas encore eu pour jouer un match», a indiqué l’entraîneur du Canadien.