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Défaite sous le signe de la robustesse pour les Remparts

Publié | Mis à jour

Près de deux semaines après une victoire aux mains des Tigres de Victoriaville, les Remparts se sont fait servir leur propre médecine face à ces mêmes adversaires en baissant pavillon par la marque de 4-1, mardi soir, au Centre Vidéotron.

À l’issue de cet autre épisode chaud entre les deux formations, elles ne s’inviteront pas à souper pour la Saint-Valentin!

Les Remparts s’inclinaient pour la première fois en quatre sorties alors que les Tigres ont poursuivi à six victoires leur heureuse séquence. Installés au septième rang du classement général, les Félins détiennent désormais une priorité de trois points sur les Québécois, qui suivent derrière.

«On a eu un bon premier shift où on a manqué le filet à deux reprises. Puis, ils sont revenus avec leur premier lancer avec leur premier but. Je me suis dit «oh boy, ça n’arrivera pas encore ici [après la défaite du 31 janvier]. J’ai aimé la manière dont on s’est regroupés. C’était un bon match et c’est un gros deux-points», a résumé le pilote des gagnants, Louis Robitaille.

Robitaille avait invité ses ouailles à détester davantage leurs rivaux de la Vieille Capitale à la suite du précédent affrontement. La troisième période a fait place à du jeu rude et quelques échauffourées contrôlées grâce aux nombreuses punitions décernées par les officiels.

Picco dérange

Reconnu pour déranger l’adversaire, Andrew Picco a eu maille à partir avec Maxime Comtois durant cet engagement qui a enflammé par moments les jeunes pee-wee massés dans les gradins.

«Ça fait partie de mon rôle. J’aime jouer de cette manière. Dès l’échauffement, ça commençait à se parler entre joueurs des deux équipes et on connaissait les propos du coach qui voulait que ses joueurs nous haïssent plus. Je me cherche toujours un valentin, on verra ce qui arrivera!», a badiné le vétéran arrière des Remparts quand on lui a suggéré de ne pas inviter l’espoir des Ducks à la même table que lui pour la journée de l’amour.

«Si on ne les haïssait pas avant le match, je pense qu’on les haït maintenant. Encore une fois, le numéro 42 (Picco) a de la jasette. Pour moi, il parle anglais, français et russe parce qu’il jasait avec tout le monde. C’est là qu’il y a des débordements. On n’a pas besoin de cela», a pointé Robitaille.

«Quand Louis jouait, je pense qu’il parlait plus que tout autre joueur. C’était son style. [Chase] Harwell est toujours devant notre banc et il parle à tout le monde. Ça fait partie de la game», a répondu son vis-à-vis québécois, Philippe Boucher.

Départ canon

Philipp Kurashev a ouvert la marque dès la 41e seconde de jeu, mais les Remparts ont par la suite manqué d’opportunisme, tantôt frustrés par un poteau, tantôt par le gardien des Tigres.

«On a très bien commencé le match. On a frappé le poteau à plusieurs occasions. Le match me faisait peur après la semaine éreintante de la semaine passée. J’avais peur de la fatigue, mais les gars ont tout donné», a souligné l’entraîneur-chef Philippe Boucher, qui cherchait encore à comprendre l’expulsion pour mauvaise conduite de son défenseur Benjamin Gagné.

«Ça fait deux fois que Benjamin se fait mettre dehors par le même arbitre [Nicolas Dutil] et je n’ai jamais d’explications.»

En vitesse

Les Tigres ont dû se débrouiller sans l’électrisant russe Vitalii Abramov, qui a écopé d’une conduite non sportive après avoir voulu célébrer avec ses coéquipiers alors qu’une pénalité était déjà appelée contre lui... Avant de retraiter au vestiaire, il avait enfilé un but et récolté deux aides...

Suspendu un match pour avoir retiré le casque de son adversaire samedi à Baie-Comeau, le défenseur Sam Dunn figurait parmi les absents chez les Remparts... En congé mercredi, les Remparts reprendront l’action vendredi, à Drummondville.