SPO-CANADIENS-SENATEURS-LNH

Crédit : JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Canadiens

Tomas Plekanec ne veut pas partir

Publié | Mis à jour

Tomas Plekanec figure parmi les joueurs des Canadiens de Montréal les plus susceptibles de faire l’objet d’un échange d’ici la date limite des transactions de la Ligue nationale de hockey (LNH), mais l’attaquant tchèque n’a pas vraiment envie de quitter l’organisation, même si les séries éliminatoires semblent complètement hors de portée.

«Je ne veux même pas partir, alors il n’y a même pas de sens à en parler, a déclaré Plekanec dans une entrevue publiée par le média The Athletic, lundi. Si quelque chose devait arriver, tu regardes tes possibilités et tu penses à ta prochaine étape une fois que ça se produit.

«Mais maintenant, je suis ici, je veux être ici, je n’ai jamais dit autre chose que cela. Je pense que Marc (Bergevin, le directeur général) le sait, (l’entraîneur-chef) Claude (Julien) le sait et, s’ils veulent me garder, c’est leur affaire.»

«Je ne peux rien y faire. Tout ce que je peux faire, c’est jouer et voir si Marc et Claude veulent me garder pour une autre année ou m’envoyer ailleurs. J’aime jouer pour Montréal, c’est ma maison, mais c’est hors de mon contrôle, vraiment.»

Malgré ce souhait de Plekanec,  il semble de plus en plus improbable que le polyvalent joueur de centre reste à Montréal encore bien longtemps, compte tenu de sa production en sévère déclin depuis 2016. Le numéro 14 a inscrit cinq buts et 15 aides pour un total de 20 points en 55 matchs depuis le début la campagne et a été limité à 28 points en 78 parties en 2016-2017.

Seuls sept joueurs ont disputé plus de matchs que Plekanec dans l’uniforme des Canadiens, dont son ancien coéquipier russe Andrei Markov (990 matchs). À moins d’une blessure ou d’un échange, Plekanec dépassera bientôt Maurice Richard (978 matchs) au septième rang de l’histoire de la concession.

Une baisse de salaire

Qu’il soit échangé ou s’il parvenait à rester à  Montréal, Plekanec n’engrangerait assurément plus le même salaire : le choix de troisième tour du CH au repêchage de la LNH en 2001 termine un contrat de deux saisons qui lui rapportait 6 millions $ annuellement.

«Évidemment, tu ne vas pas avoir le même salaire, a constaté le vétéran de 35 ans auprès de The Athletic. Mais je n’ai jamais joué pour l’argent en premier. Si je pensais comme ça, j’aurais quitté Montréal bien avant.

«Les choses les plus importantes sont d’aimer l’équipe et la ville, que ma famille aime la ville, toutes ces petites choses. Tu as besoin d’argent pour vivre, mais c’est plutôt au début de ta carrière. Puis, tu réalises qu’il n’y a pas que l’argent dans la vie.»