Crédit : JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Canadiens

Brendan Gallagher n’a pas ralenti

Publié | Mis à jour

En raison des deux saisons qu’il a passées à la clinique, on se demandait bien si l’attaquant Brendan Gallagher n’allait pas ralentir ses ardeurs. Après deux fractures à une main, allait-il démontrer la même hargne et la même fougue?

Avec la façon dont il se comporte sur la patinoire depuis de début de la campagne, l’Albertain a dissipé tous les doutes. Soir après soir, Gallagher est le soldat le plus fiable de Claude Julien.

La saison des Canadiens de Montréal a beau s’en aller chez le diable depuis les premières semaines du calendrier, cela ne l’empêche pas d’enjamber la rampe la pédale au plancher et le couteau entre les dents à chacune de ses présences.

«Toutes les équipes ont besoin de joueurs comme lui. Il vient pour travailler fort tous les soirs. Même quand ce n’est pas son meilleur soir, tu sais qu’il donne son maximum. Il est constant, il a du caractère, il donne de l’énergie à l’équipe», a déclaré l’entraîneur des Canadiens au sujet de son attaquant, au terme de la rencontre face aux Predators de Nashville, samedi.

Travail récompensé

Ce match en fut un typique de l’athlète de 25 ans. Constamment à proximité du filet, il s’est assuré d’ennuyer l’adversaire avec le sourire dont Brad Marchand et lui sont les seuls à connaître le secret. Même son «bon ami» P.K. Subban, un autre qui ne donne pas sa place, commençait à le trouver accaparant.

De plus, l’un de ses quatre tirs a trouvé refuge derrière Pekka Rinne, lui permettant du même coup d’atteindre le plateau des 20 buts pour la deuxième fois de sa carrière.

«Les gars qui travaillent fort comme lui méritent d’être récompensés. Cette saison, il donne tout ce qu’il a et les rondelles rentrent, a ajouté Julien. J’aime son jeu, j’aime son attitude et son niveau de compétition. Ses coéquipiers l’aiment et le respectent. C’est le genre de gars qui te fait gagner.»

Visiblement, ce n’est pas le cas cette année. Il faut dire que, certains soirs, Gallagher semble être l’un des seuls à enfiler ses bottes de travail. D’ailleurs, il échangerait volontiers ses succès personnels contre des succès collectifs.

«Le plateau des 20 buts n’a pas une grande symbolique. Tu joues pour gagner, a-t-il lancé. J’avais plus de plaisir à marquer 10 buts avec une équipe gagnante l’an dernier. C’est une saison frustrante.»

Premier anniversaire de Julien

Et la situation risque de ne pas s’améliorer au cours de la prochaine semaine. Le Tricolore amorcera, mercredi, au Colorado, une séquence de quatre matchs en sept jours sur les patinoires adverses.

Cette confrontation contre l’Avalanche coïncidera avec le premier anniversaire de l’embauche de Julien.

Depuis le retour du Franco-Ontarien derrière son banc, le Tricolore a maintenu le 10e dossier de l’Association de l’Est et le 20e de toute la Ligue nationale avec une fiche de 38-33-8.