Boxe

Kean liquide Santos au huitième round

Publié | Mis à jour

Le poids lourd québécois Simon Kean l’a emporté par K.-O. au huitième round contre l’Américain Alexis Santos, samedi soir, au Centre Gervais Auto de Shawinigan.

Le Québécois conserve ainsi sa ceinture intercontinentale des lourds de l'IBO.

La carte principale du gala était présentée en direct à TVA Sports et au TVASports.ca.

Kean (13-0-0, 12 k.-o.), un Trifluvien qui se battait près de chez lui, devant son public, avait devant lui l’adversaire le plus redoutable de sa carrière professionnelle jusqu’ici.

Mais le cogneur de 29 ans, qui surplombait son adversaire américain de quelques pouces, s’est bien servi de cet avantage pour le garder à distance durant la majeure partie du combat. Santos (18-3-0, 15 k.-o.) a bien tenté d’atteindre le Québécois au corps, car cela était sa meilleure stratégie, mais ses essais ont été plus ou moins concluants tout au long de l’affrontement.

Le «Grizzly» n’a jamais vraiment été en difficulté.

Invité par son entraîneur Jimmy Boisvert à lancer sa droite avec plus d’autorité avant le sixième round, Kean a finalement touché la cible avec aplomb lors de cet engagement, envoyant Santos au tapis deux fois dans la dernière minute d’action. L’Américain, coriace, a toutefois été en mesure de poursuivre le combat, se montrant même particulièrement hargneux lors de la septième reprise.

Le huitième et dernier round a toutefois été l’affaire du Québécois, pourtant peu habitué aux longs combats. Avec un peu plus d’une minute à faire, Kean a lancé une solide droite qui a atteint Santos au menton. Secoué, Santos a vacillé. Kean s’est alors rué sur lui et l’Américain a rendu les armes, tombant lentement au tapis pour ne plus se relever.

«Je voulais gérer mon énergie et j'ai ralenti jusqu'à ce que je perde un round (le septième). Mais Jimmy m'a secoué dans le coin», a souligné Kean après le combat, confirmant que Santos avait été son adversaire le plus dur depuis son passage chez les professionnels.

«Définitivement le plus coriace. Même si on n’a pas l'air à s'aimer, il a beaucoup de coeur et je le respecte pour être venu se battre avec moi», a lancé le Québécois au sujet de son rival, ajoutant qu’il espérait toujours obtenir un combat contre le Canadien Adam Braidwood dans un futur proche.

Butler très expéditif

Boxant tout juste avant le combat principal, le Québécois Steven Butler (22-1-1, 19 k.-o.) ne s'est amené à Shawinigan pour y faire dans la dentelle. Le Montréalais, qui était opposé au Mexicain Uriel Gonzalez, a haché menu son adversaire en l'envoyant au tapis après un peu plus d'une minute d'action au premier round.

Après avoir étudié Gonzalez (16-4-1, 12 k.-o.) quelques instants, Butler a trouvé une ouverture et y a lancé une droite dévastatrice. Atteint à la tête, le Mexicain a fléchi immédiatement et l'affaire était entendue.

 «Ça n'a pas été un combat facile comme ça en a eu l'air: on a beaucoup travaillé au gym», a souligné Butler, après le combat.

Le super mi-moyen a ensuite lancé un défi à son compatriote Francis Lafrenière, qu'il aimerait bien affronter lors de son prochain combat.

Germain a le dessus sur O’Connell

Le Québécois Mathieu Germain (13-0-0, 7 k.-o.) a fait les frais du premier combat de la carte principale. Le super-léger montréalais a signé une victoire par arrêt de l’arbitre au huitième round contre l’Albertain Cam O’Connell (16-2-1, 10 k.-o.), qui représentait le plus important défi de sa carrière jusqu’ici.

Germain a eu le dessus durant la majeure partie du combat, envoyant notamment son rival au tapis vers la fin du quatrième round. Le natif de Red Deer s’est toutefois relevé immédiatement.

O’Connell a finalement eu droit à un matraquage en règle lors du huitième round. Fatigué, de moins en moins capable de répondre aux attaques de Germain, le boxeur a vu sa soirée stoppée par l’arbitre.

«Cam est un super bon boxeur et je savais qu'en augmentant l'adversité devant moi, on allait voir mon talent», a mentionné le Québécois, tout de suite après le combat.

Plusieurs autres boxeurs de l'écurie d'Eye of the Tiger Management étaient en action lors de combats préliminaires. Kim Clavel, Clovis Drolet et Vincent Thibault, notamment, ont remporté la victoire.

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KEAN CONTRE SANTOS, round par round

1er round | Les boxeurs s’étudient dans les première secondes, Kean lance des directs. Le Québécois a finalement atteint solidement son rival au corps avec une trentaine de secondes à faire, à l’aide d’une droite. Santos a cependant continué à avancer vers Kean jusqu’à la fin du round.

2e round | Santos tente un gros uppercut dès le début, rate la cible. Kean place un beau crochet au corps à la mi-round. L’Américain continue à avancer. Le Trifluvien garde la distance avec son «jab». Santos tente à l’occasion des coups de puissance mais a du mal à toucher la cible, étant désavantagé par la plus grande portée de Kean, qui l’amène dans les cordes. Le Trifluvien déferle sur l’Américain en fin de round, Santos, est en difficulté, mais tient le coup.

3e round | Kean continue d’utiliser sa taille pour garder Santos à distance, place un bon crochet du droit au corps après une minute. Kean place une combinaison en fin de round, atteint Santos au corps et à la tête coup sur coup. L’Américain en redemande, réussit à toucher Kean dans les dernières secondes.

4e round | «Tu t’en donné de la misère pour rien», souligne l’entraîneur de Kean à son protégé avant le début du round. Santos semble plus en confiance. Kean reçoit la directive de mieux utiliser son «jab». Kean cherche une cible en début de round, Santos se protège, mais l’invite à le frapper. L’Américain souhaite que le Québécois s’épuise. Santos parle beaucoup dans ce round. Il atteint bien Kean avec un crochet avec une minute à faire. Santos tente de déconcentrer Kean en le narguant, parce que le Québécois parvient toujours à garder son rival à distance.

5e round | Santos poursuit ses simagrées en début de round. Kean reste impassible. Les deux s’observent dans les premières secondes. L’Américain lance de grands coups larges plus tard dans le round, Kean se montre patient, continue à utiliser son «jab». Les deux hommes s’échangent quelques coups puissants dans les dernières secondes. Avantage Santos.

6e round | «Il ne te respecte pas parce que tu n’as pas lancé ta droite. Lance ta droite», explique l’entraîneur Jimmy Boisvert à Kean avant la reprise des hostilités. Kean arrive au sixième round pour la première fois de sa carrière chez les pros. Il oblige vite Santos à le respecter avec sa droite. Santos reprend le centre du ring, avance mais lance peu de coups. Kean envoie Santos au tapis à l’aide d’une puissante main droite, mais ce dernier se relève. Santos retourne au tapis quelques secondes plus tard, se relève de nouveau et la cloche le sauve dans les derniers instants du round!

7e round | Santos semble avoir retrouvé ses esprits, mais apparaît prudent dans les premières secondes. Kean place un bon coup au corps vers la première minute. Santos tente de lancer des bombes mais Kean n’est pas atteint. L’Américain en veut. Il aimerait atteindre solidement Kean, mais c’est compliqué parce que le Québécois sait rester à distance et éviter les coups. Santos se retrouve au plancher accidentellement après un corps à corps.  Il réussit à faire mal à Kean en fin de round.

8e round | «Prend le centre du ring», lance l’entraîneur Jimmy Boisvert à Kean avant le round. Kean garde la distance dans les premières secondes, Santos parvient ensuite à placer des coups au corps assez solides. Kean garde la distance, place une bonne droite à la mi-round. Le Québécois prend le centre du ring, mais est encore atteint au corps par son rival. Kean place une solide droite au visage de Santos qu’on sent faiblir. L’Américain rend les armes, c’est fini!