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Crédit : JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Canadiens

Le CH préfère changer d'hôtel à Philadelphie

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La ville de l’amour fraternel s’apprête à fêter ses Eagles. Déjà, 24 heures avant la tenue du défilé des champions, les auto-patrouilles étaient nombreuses à sillonner les rues du centre-ville. Des policiers à pied faisaient des rondes en déambulant sur les principales artères de la ville, dont les célèbres rue Broad et avenue Benjamin-Franklin.

C’est à l’extrémité de ce dernier tronçon du trajet de huit kilomètres, au Musée des arts, que le point culminant de l’événement se tiendra. Quatorze écrans géants diffuseront les images des discours que joueurs, entraîneurs et propriétaire présenteront aux partisans.

Près de trois millions d’entre eux sont attendus aux abords du trajet, ce qui rendra la circulation pratiquement impossible dans tout le centre-ville.

Cette congestion monstre a incité le Canadien de Montréal à modifier son plan du jour. Le Tricolore, qui devait séjourner au Ritz-Carlton, en plein cœur du trajet, a choisi d’annuler sa réservation et de déménager le groupe dans un établissement situé près de l’aéroport.

Claude Julien a également décidé d’annuler l’entraînement prévu en matinée. Une sage décision.

«Ça va être fou. Il y a du monde qui va camper toute la nuit pour s’assurer d’avoir une bonne place, a expliqué Zack Hill, le relationniste des Flyers à l’auteur de ces lignes. Que voulez-vous? On n’est pas habitué à ça ici, on ne gagne jamais.»

À Voorhees pour la journée

Les Flyers ont également apporté des modifications à leur horaire. Ils s’entraîneront à Voorhees, à leur complexe d’entraînement, plutôt que de patiner au Wells Fargo Center comme c’est habituellement le cas le matin des matchs.

«Si tu viens à Voorhees demain (ce matin), je te conseille de ne pas retourner à ton hôtel. Rends-toi directement à l’aréna. C’est épouvantable comment ça va être compliqué», a pris soin d’avertir M. Hill.

La situation risque d’être également hasardeuse pour les joueurs des Flyers, dont certains résident près du centre-ville de Philadelphie. D’ailleurs, dans le vestiaire, ils étaient quelques-uns à se gratter la tête en raison des complications qu’engendrera l’événement.

«Ne vous en faites pas, on a un plan B. Ce sera impossible de sortir de la ville, que ce soit en matinée ou en après-midi. Alors, on va garder les joueurs ici (à Voorhees)», a expliqué David Hakstol, l’entraîneur des Flyers.

Bière gratuite

Espérons maintenant que la ville ne sera pas à feu et à sang comme elle l’a été dans les heures suivant la conquête des Eagles. Des images de voitures renversées, de marquises écroulées (celle du Ritz, justement) et de lampadaires couchés ont rapidement fait le tour du monde.

Toutefois, avec la promesse de Lane Johnson faite l’été dernier «si on gagne le Super Bowl, je paie la bière à tout le monde», rien n’est moins sûr. D’autant plus que Bud Light s’est approprié le concept et donnera une bière à chaque partisan qui se présentera dans l’une des 25 tavernes qui auront été érigées à cette fin tout au long du parcours.

«Ça ne changera pas grand-chose. Les gens vont déjà être saouls. Habituellement, ils commencent à boire cinq ou six heures avant les matchs, alors une bière de plus ou de moins... », a souligné Gregory, le chauffeur Uber en laissant le représentant du Journal de Montréal à la porte de son hôtel et en prenant soin de lui souhaiter bonne chance.