Crédit : Louis Butcher

F1

Lance Stroll est là pour le plaisir

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«Si je suis ici, c’est parce que j’aime courir et que le sport automobile est ma passion.»

Lance Stroll a ainsi décrit sa deuxième participation aux 24 Heures de Daytona, après une première présence en 2016 où, en compagnie de ses trois partenaires, il s’était classé au cinquième rang.

Assis à nos côtés, un journaliste américain affecté à la couverture du NASCAR et la série IndyCar a demandé au représentant du «Journal de Montréal» qui «était ce pilote à se présenter dans la salle des médias?»

«Mes excuses, il ne me dit absolument rien», a-t-il rétorqué quand on lui a expliqué qu’il est à temps plein en F1.

Autant Fernando Alonso, qui avait précédé le jeune pilote montréalais sur la tribune de presse, est une tête d’affiche, autant Stroll est complètement inconnu.

Et contrairement au vétéran espagnol, Stroll n’a aucune intention, du moins à court terme (et même s’il en aurait les moyens) de prendre part aux 24 Heures du Mans ou même aux 500 Miles d’Indianapolis.

«L’occasion s’est présentée cette année parce que mon horaire me le permettait, a indiqué le pilote québécois. J’aime l’ambiance ici à Daytona, c’est complètement différent de la F1. J’ai eu beaucoup de plaisir il y a deux ans et quand on m’a offert d’y retourner, je n’ai pu refuser.»

Recruté par l’écurie Jackie Chan, Stroll partagera le volant de son bolide (ORECA-Gibson 07) avec le Suédois Felix Rosenqvist, l’Espagnol Daniel Juncadella et le Néerlandais Robin Frijns, ses partenaires d’un week-end.

Ils piloteront l’un des 20 bolides engagés dans la catégorie reine, les prototypes (P).

Rosenqvist, pour un, n’est pas un inconnu pour Stroll puisqu’il a été son coéquipier au sein de l’écurie de F3 Prema en 2015 et 2016.

Plusieurs autres noms connus de la course automobile, issus de disciplines variées, sont aussi de la partie à Daytona, dont Graham Rahal, Ryan Hunter-Reay, Juan Pablo Montoya, Simon Pagenaud et Paul Di Resta.

Grenier en GTD

Au total, 50 équipes prendront le départ de ce marathon. Outre la catégorie P, deux autres classes de voitures, moins performantes, formeront le peloton, soit GTLM et GTD. Cette dernière regroupe 21 bolides, dont la Mercedes AMG-GT3 que pilotera notamment le Québécois Mikaël Grenier.

«Daytona, c’est une nouvelle expérience pour moi, a reconnu le pilote originaire de Stoneham-et-Tewkesbury, expatrié en Europe depuis deux ans. Mais j’ai participé à une épreuve semblable l’an dernier [les 24 Heures de Spa-Francorchamps] et l’expérience a été enrichissante. »

Grenier n’aura pas l’occasion de se frotter à Stroll sur la piste puisque son bolide est environ neuf secondes au tour plus lent que celui de son compatriote. N’empêche qu’il a été le pilote le plus rapide parmi ses coéquipiers (Kenny Habul, Thomas Jaeger et Maro Engel), lors des premiers entraînements.