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Comment Bill Belichick inspire Claude Julien

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Même s’il n’est plus à Boston, Claude Julien entretient encore aujourd’hui une belle relation avec Bill Belichick, entraîneur-chef des Patriots de la Nouvelle-Angleterre.

L’entraîneur-chef des Canadiens de Montréal n’a jamais été un ami proche en tant que tel à l’époque où il dirigeait les Bruins, mais a su profiter du soutien du quintuple vainqueur du Super Bowl dans ses moments plus sombres.

Congédié en 2016-2017 par les Bruins avant d’être embauché pendant la même saison par les Canadiens, Julien n’a pas toujours connu du succès au Massachusetts, mais le Franco-Ontarien a tout de même soulevé la coupe Stanley en 2011, à sa quatrième campagne à Boston. Belichick a activement participé à ce succès.

«J’aime ses valeurs, elles sont très semblables aux miennes, a confié Julien dans une entrevue diffusée sur TVA Sports, samedi, en marge d’un match entre les Canadiens et les Bruins à Montréal. Je me souviens de mes premières années à Boston, quand je suis arrivé, on essayait de bâtir une équipe gagnante et ça n’allait pas toujours bien.

«Bill Belichick et ses adjoints voyaient ce que je faisais, me respectaient et m’ont soutenu quand ça chauffait. Finalement, on a réussi à gagner. Ce soutien et le fait qu’ils reconnaissaient ce que je faisais ont peut-être renforcé ma présence à Boston, m’ont rassuré en quelque sorte.»

«Même si les sports sont différents, nous passons à travers les mêmes choses et ça aide de jaser avec ces gens. Le leadership est le même d’un sport à l’autre.» - Claude Julien

Deux hommes différents devant les caméras

Julien admire le mode de fonctionnement de Belichick à la barre des Patriots, un système interpersonnel basé sur le travail individuel bien fait au service de la cause collective.

À l’extérieur du terrain et de la patinoire, les deux hommes de sport travaillent dans un marché à haute pression, autant à Boston qu’à Montréal. Avec les médias, toutefois, le patron du Tricolore préfère rester Claude Julien plutôt que d’adopter l’attitude renfrognée de Belichick.

«Faut rester soi-même, a convenu Julien. Je respecte sa façon de gérer les médias. Quand il n’est pas avec les journalistes, il aime beaucoup jaser et n’est pas renfermé. Il aime cacher ses cartes et en dire le moins possible aux médias. C’est sa façon de procéder.

Julien reçoit encore des textos de Belichick aujourd’hui; le pilote des Canadiens n’a cependant pas pu regarder le match éliminatoire des Patriots samedi contre les Titans du Tennessee dans la National Football League (NFL), comme il le fait parfois les dimanches de congé du CH.