Crédit : @HockeyCanada

Hockey

La réputation du Canada restera intacte

Publié | Mis à jour

Médaillée d’or ou bredouille, l’équipe canadienne masculine de hockey ne devrait pas s’inquiéter des effets du résultat dans un tournoi olympique disputé dans l’indifférence.

«Peut-être que la prédiction est bonne et que les Russes vont gagner la médaille d’or, peut-être que le Canada va se battre pour une médaille, peut-être même pas. Ça ne va rien changer. Le hockey aux Jeux olympiques va devenir un tournoi de deuxième ordre. Les gens ne sont pas dupes. Je ne pense pas qu’il y aura un grand intérêt», prétend Pierre Sercia, professeur au département des sciences de l’activité physique de l’Université du Québec à Montréal, pour qui l’évolution du hockey international et les Jeux olympiques se situent dans ses champs d’expertise.

Titre menacé

L’absence des joueurs de la Ligue nationale menace la série de deux médailles d’or du Canada et le total de trois en cinq éditions (2002, 2010, 2014) depuis l’acceptation des meilleurs joueurs au monde à Nagano en 1998. Si l’équipe canadienne devait passer à côté du podium à Pyeongchang, son statut de référence au hockey international n’en sera pas affecté, croit cependant cet observateur.

«Pour moi, il n’y a aucun doute qu’il n’y aura aucun impact. Le Canada va toujours demeurer une référence pour le hockey, peu importe que leurs meilleurs athlètes y aillent ou non. Il y a beaucoup d’autres vitrines qui sont plus importantes pour le hockey, comme le championnat mondial junior et la Coupe du monde», estime Sercia.

Défi pour l’enthousiasme

Chose certaine, en raison du décalage horaire avec la Corée du Sud, les mordus québécois de la rondelle devront se lever tôt ou se coucher tard pour surveiller l’avancement de l’équipe du Canada. D’autant plus que, pour la première fois depuis les Jeux de 1994, le tournoi olympique sera confronté à la saison régulière du Canadien et de la Ligue nationale. Un défi se pose pour provoquer l’enthousiasme.

«Un match Washington contre Pittsburgh va attirer plus de téléspectateurs qu’un match Canada-Russie aux Jeux olympiques», prédit le professeur.