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Marchessault :«C’était une distraction pour moi»

Louis-André Larivière / TVA Sports

Publié | Mis à jour

Sur le plan des statistiques comme sur le plan collectif, Jonathan Marchessault vit une saison de rêve dans le Nevada.

Dans la vidéo, ci-dessus, écoutez les commentaires de Jonathan Marchessault.

L’attaquant des Golden Knights est en voie de connaître la meilleure campagne de sa carrière avec 16 buts et 40 points en 38 rencontres, bon pour le premier rang des pointeurs des siens. Un rendement qui a convaincu le directeur général George McPhee de lui consentir un pacte de six ans d’une valeur de 30 millions$, la semaine dernière.

C’est donc dire qu’à 27 ans, pour la première fois depuis ses premiers coups de patins dans la Ligue nationale de hockey, l’ancien des Remparts de Québec misera sur une belle stabilité avec sa famille, qui s’agrandira au cours des prochains mois.

La conjointe de Marchessault accouchera du troisième enfant du couple en avril prochain.

«On voulait vraiment de la stabilité pour nous et nos enfants», a-t-il raconté depuis la Californie, jeudi, lors d’un entretien téléphonique avec TVA Sports.

«C’est vraiment ce qui était le plus important. Ma femme et moi, on en est à une cinquième organisation en sept ans. Ça fait beaucoup de déménagements et ça fera du bien de s’acheter une maison là où je joue pendant la saison.»

Fin de contrat : une distraction

Dans les négociations de contrat, il y a deux écoles de pensée : ceux qui veulent en finir et ceux qui préfèrent attendre à la fin du calendrier.

Le Québécois avoue que ne pas avoir d’entente après la présente année devenait pour lui une lourde préoccupation qu’il voulait éviter, afin de se concentrer sur ses performances.

«Les discussions ont commencé en novembre, donc ç’a quand même pris un certain temps. À un certain moment, j’ai dit à mon agent que c’était plus une distraction pour moi qu’autre chose», a-t-il admis.

«La procédure a accéléré et on a été capable de s’entendre. Les deux clans sont contents!»

Karlsson et Smith : la meilleure chimie

Le succès de Marchessault n’est pas tant un hasard. McPhee l’a réclamé des Panthers de la Floride au repêchage d’expansion et on peut en déduire que son ancien entraîneur-chef Gerard Gallant a eu son mot à dire dans cette sélection, l’été dernier.

«Ça m’avantageait», s’explique-t-il. D’aboutir avec une équipe où je connaissais déjà l’entraîneur, deux adjoints et des joueurs comme Reilly Smith, David Perron et Jason Garrison, j’arrivais dans un territoire connu.»

Ses 24 aides lui en donnent déjà trois de plus que toute la saison dernière et s’il maintient la cadence, il enfilera 32 buts, soit deux réussites de plus que l’année précédente.

Comment explique-t-il ce succès?

«Sincèrement, il faut que je donne le crédit à mes deux compagnons de trio [William Karlsson et Reilly Smith]. Je n’ai jamais connu une chimie comme celle établie avec ces deux joueurs-là, assure-t-il.

«Souvent une telle complicité se développe avec un joueur, mais dans mon cas c’est avec les deux. Je ne peux pas être plus réjoui que de jouer avec eux. Ils sont excessivement talentueux tant offensivement que défensivement. Ils m’aident beaucoup sur la glace.»

Pas question de penser aux séries

À sa saison inaugurale, Vegas est en train de fracasser toutes les marques pour les équipes d’expansion.

Les Golden Knights trônent au sommet de la section Pacifique de l’Association de l’Ouest avec une fiche de 29-10-2 et 60 points. La nouvelle concession a vu une série de huit gains prendre fin, la semaine dernière, et elle n’a qu’un revers à ses 10 dernières sorties (9-1-0).

Malgré ce début époustouflant, pas question de penser aux séries éliminatoires, encore moins à une coupe Stanley.

«Je ne pense pas à ça du tout. On ne pense pas aux séries. On pense au match devant nous. On a une bonne équipe, mais on est très loin des séries», a-t-il prévenu tout en soulignant l’esprit de fraternité qui règne dans le vestiaire.

«L’esprit d’équipe est fort comme je l’ai rarement vu. C’est vraiment le fun de faire partie de ça.»