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LHJMQ

Drake Batherson: les Eagles ne pouvaient dire non

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À l’approche de la dernière période des transactions, Marc-André Dumont ne sentait pas l’obligation de se départir de son joueur vedette Drake Batherson.

Mais son opinion a rapidement changé en voyant les offres de ses homologues à travers la LHJMQ!

«On savait que Drake avait des chances de faire Équipe Canada. On a reçu des offres qui étaient dures à refuser. Dans les médias, en novembre, je disais qu’on voulait le garder, mais que j’allais écouter. À un certain moment, il y avait cinq équipes qui avaient un intérêt», a confié l’entraîneur et directeur-général des Screaming Eagles dans les couloirs du Centre Vidéotron.

C’est finalement avec l’Armada qu’il s’est entendu, cédant l’attaquant de 19 ans en retour de trois joueurs, dont Shaun Miller (18 ans) et Kyle Havlena (17 ans), ainsi qu’un choix de première ronde en 2020. Environ 12 mois plus tôt, Dumont avait aussi envoyé son meilleur joueur Pierre-Luc Dubois dans les Laurentides.

«On a réussi à se bâtir une offre qui faisait notre affaire avec l’Armada parce qu’on rentrait deux joueurs immédiatement. On voulait montrer aux joueurs qu’on ne mettait pas une croix sur notre saison actuelle. Ce n’était pas une vente de feu», a précisé l’homme de hockey, qui compte sur une dizaine de hockeyeurs de 16 et 17 ans au sein de son effectif.

«Nos jeunes ont des responsabilités importantes», a-t-il renchéri.

Construction par le repêchage

Les Eagles ont amorcé un virage jeunesse, l’an dernier, qui s’est traduit depuis par une importante bonification de la banque de choix au repêchage.

L’objectif est simple : développer ces futurs espoirs pour gagner, à la manière des Huskies de Rouyn-Noranda. Ils parleront d’ailleurs deux fois au premier tour en juin prochain, à Shawinigan.

«C’est la première fois que le Cap-Breton rebâtissait en 20 ans avec ses choix immédiats, alors qu’on avait moins de choix ou pas du tout [par le passé]. On bâtie notre cycle de façon organique», a imagé Dumont, un ancien journaliste toujours aussi habile pour maîtriser la langue de Molière.

Pour Dumont, cette phase de reconstruction ne serait impossible sans son recruteur en chef Jacques Carrière envers qui il a une grande estime.

Comme quoi il ne faudra pas se surprendre que la formation de la Nouvelle-Écosse goûte au succès dans un horizon de deux ans.

Cap-Breton était attendu à Chicoutimi puis à Baie-Comeau pour compléter cet éreintant séjour au Québec au cours de la fin de semaine.