Marc-Antoine Gagnon

Photo : Marc-Antoine Gagnon Crédit : AFP

Ski et planche

Des places encore ouvertes en ski acrobatique

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Certains emploient souvent l’expression «ça passe ou ça casse» pour démontrer l’importance d’une compétition. Plusieurs skieurs acrobatiques québécois pourraient l’appliquer à leur situation respective dans les prochains jours lorsqu’ils prendront part à deux épreuves de la Coupe du monde à Deer Valley, dans l’État de l’Utah.

Outre Mikaël Kingsbury, Andi Naude et Justine Dufour-Lapointe qui ont été qualifiés par le processus de sélection A, la majorité est encore dans la course pour obtenir une des places au sein de l’équipe canadienne qui se rendra aux Jeux de Pyeongchang le mois prochain.

Il faut d’abord expliquer que le Canada ne pourra pas envoyer plus de 30 athlètes, partagés dans cinq disciplines (bosses, demi-lune, sauts, skicross et slopestyle). On ajoute à cela qu’il ne pourra pas y avoir plus de quatre athlètes du même sexe par sport et plus de 16 au total. Un casse-tête comme on en a rarement vu.

Pour déterminer les autres représentants de l’unifolié, chaque athlète proposera ses trois meilleures performances au cours des deux saisons avant les Jeux. Bien sûr, les podiums et les résultats signés depuis le début de la présente campagne auront une plus grande valeur.

Avant les deux compétitions de Deer Valley, tout indique que l’équipe canadienne enverra trois hommes et quatre femmes dans la discipline des bosses. Toutefois, rien n’est coulé dans le béton. À part les trois skieurs ci-haut mentionnés, aucun skieur ne pourra se permettre de relâchement au cours des deux prochaines semaines.

Chaque performance pourrait avoir des conséquences sur la suite des choses.

Chez les hommes, Marc-Antoine Gagnon et Philippe Marquis sont en bonne posture dans le processus de qualification B. À moins d’une blessure majeure à l’un ou l’autre, leurs résultats ont été assez probants pour qu’ils obtiennent leurs laissez-passer pour la Corée du Sud.

Plus complexe chez les femmes?

Pendant ce temps, du côté féminin, le suspense pourrait être plus important. On sait que Naude et Justine Dufour-Lapointe seront en haut de la montagne Phoenix le mois prochain.

Cependant, au moment d’écrire ces lignes, il n’est pas encore confirmé que le Canada enverra bien quatre skieuses aux Jeux. En raison du fameux classement de la fédération, une athlète d’une autre discipline pourrait prendre la place d’une bosseuse.

Ce qui veut dire que le couperet pourrait tomber sur Chloé Dufour-Lapointe ou Audrey Robichaud. À l’heure actuelle, la sœur de Justine et de Maxime possède un léger avantage sur sa compatriote.

Toutefois, on peut s’attendre à ce que Robichaud donne tout ce qu’elle a à Deer Valley et à Mont-Tremblant la semaine prochaine. Elle est consciente que c’est sa dernière chance en carrière de prendre part aux Jeux olympiques. Si elle y parvient, ce serait une troisième participation après Turin (2006) et Sotchi (2014).