Gennady Golovkin

Photo : Gennady Golovkin Crédit : AFP

Boxe

L’importance des ceintures à la boxe

L’importance des ceintures à la boxe

Bernard Barré

Publié 09 janvier
Mis à jour 09 janvier

La reconnaissance dans notre sport est souvent ou presque tout le temps associée à la possession d’une ceinture quelconque, qu’on porte fièrement à la taille à la fin d’un combat ou sur notre épaule et qui certifie qu’on est un champion.

Champion de quoi? C’est devenu, au fil des plus de 300 ans d’histoire de la boxe professionnelle, une panoplie presqu’à l’infini de titres, variant de très local, comme le titre de champion du Québec il n’y a pas si longtemps, au prestigieux titre de champion du monde, détenu par deux gars de chez nous, Adonis Stevenson et Artur Beterbiev.

Ces ceintures, qui sont obtenues en présence de superviseur d’une quelconque association, fédération, conseil, organisation ou autres, permettent au boxeur de se mettre en évidence et d’aller chercher un allié qui pourra travailler de concert avec le promoteur impliqué pour faire progresser le champion dans les classements.

Provincial, régional, national, continental, intercontinental, international et autres, mais la plus gratifiante et payante est bien sûr la mondiale, soit WBC, WBA, IBF ou WBO. Une chatte aurait parfois de la difficulté à retrouver ses petits!

D’ailleurs, quelques associations ont même trouvé le moyen de compliquer encore plus les choses en nommant des super champions qui font de l’ombre au champion régulier. En plus des combats d’unification, qui sont sans aucun doute les plus intéressants. Tout ça bien entendu pour garder le maximum d’emprise sur les meilleurs boxeurs, mais surtout pour faire le maximum d’argent.

J’entends souvent les amateurs de boxe maudire ces multiplications de championnats et je ne peux qu’être d’accord avec eux. Mais la «business» étant ainsi faite, on doit composer avec en tentant d’aller chercher le maximum pour nos athlètes.

Je n’ai jamais envié Yvon Michel, Camille Estephan, Antonin Décarie, Eric Karub et les autres de naviguer dans des eaux aussi insécures. Les amateurs qui les critiquent bien sévèrement n’ont aucune idée de la complexité de leurs tâches. Télé américaine, télé locale, propriétaires d’amphithéâtres, gérants, boxeurs, etc. Si les gens savaient ce qui se passe de l’intérieur, ils se garderaient une petite gêne.

Jamais je n’accepterais de faire leur métier. La vie est trop courte et belle pour me donner autant de misère.