LHJMQ

Une série marquante pour Philippe Boucher

Une série marquante pour Philippe Boucher

Mikaël Lalancette

Publié 05 janvier
Mis à jour 05 janvier

Lorsqu’on pense à Philippe Boucher, on pense inévitablement aux Remparts de Québec.

C’est à lui qu’a été confiée la tâche de remplacer Patrick Roy lors de son départ pour le Colorado en 2013.

Pourtant, quand on pense à la nouvelle carrière d’homme de hockey de la LHJMQ, c’est avec l’Océanic de Rimouski que Boucher a commencé dans le circuit Courteau.

Philippe Boucher avait été nommé vice-président hockey et DG de l’Océanic, après le départ de Clément Jodoin. Il avait comme mandat d’embaucher un nouvel entraîneur-chef.

Sa première décision comme DG a été d’embaucher Serge Beausoleil. «Je pense que ç'a été ma meilleure!»

Lors de la conférence de presse de son départ de Rimouski, Beausoleil, qui allait lui succéder comme DG, a lancé cette flèche devant les médias.

«Ce qui va changer dans l’organisation? Absolument rien! Si ce n’est qu’on va vouloir être encore meilleurs. Et chaque fois que ça va être possible, on va vouloir donner des bonnes raclées à Philippe, ça c'est certain!»

Ça avait le mérite d’être clair. Le ton était donné!

Le destin a fait le reste du travail par la suite. L’Océanic et les Remparts se sont retrouvés en grande finale de la coupe du Président deux ans plus tard.

Une rencontre historique

Une série spectaculaire, où les six premiers matchs de la série ont été remportés par l’équipe visiteuse. Les Remparts ont presque touché au gros trophée dans le match #6 au Colisée, mais ils ont perdu le match en prolongation.

Dans le match #7 à Rimouski, tous les ingrédients étaient réunis pour une rencontre historique. Pour la première fois de l’histoire de la LHJMQ, un match ultime allait décider du gagnant de la coupe du Président.

L’Océanic a remporté le match en deuxième période de prolongation, en supériorité numérique. Les souvenirs des partisans des Remparts sont encore amers.

Chez les partisans de l’Océanic, ce match est devenu l’un des plus mémorables de l’histoire de la concession.

Philippe Boucher a été généreux en entrevue. Il a accepté de regarder ce match décisif, même si cela éveillait de douloureux souvenirs. Il a été bon joueur.

Boucher m’a raconté cette anecdote sur le gardien de l’Océanic, Philippe Desrosiers, que je n’ai pas diffusé dans le reportage.

«Desrosiers a été extraordinaire dans le match sept. Quand je l’ai repêché à Rimouski, un dirigeant de l’Océanic que je ne nommerai pas a frappé son poing sur la table au repêchage. Il n’était pas d’accord que je repêche un gardien. Avoir su, je ne l’aurais pas repêché, c’est lui qui nous a battus!», m'a-t-il raconté.

Lors du match #7, un grand total de 38 joueurs étaient associés au travail de DG de Philippe Boucher, à Québec et Rimouski.

C’est dire à quel point cette série a été marquante pour l’entraîneur-chef et DG des Remparts. Deux ans plus tard, les souvenirs sont encore précis dans sa mémoire. Ce n’est pas demain la veille qu’il va oublier ce mois de mai du printemps 2015.

Voyez la deuxième partie de mon reportage dans la vidéo ci-dessus. Pour revoir le premier, c'est ci-dessous : 

De père en fils chez les Boucher - TVA Sports