United States v Canada - Gold Medal Game - 2017 IIHF World Junior Championship

Crédit : AFP

LHJMQ

Hockey junior : une année chargée

Hockey junior : une année chargée

Mikaël Lalancette

Publié 21 décembre 2017
Mis à jour 21 décembre 2017

Encore une fois, la dernière année de hockey junior a été chargée.

2017 a commencé en lion.

La finale du Mondial junior à Montréal a été un match dont on parlera encore dans 10 ans.

L’allure de ce match était digne des meilleurs scénarios de film. Après 39 ans d’absence du Championnat mondial junior en territoire québécois, l’élite du hockey junior mondial était réunie chez nous.

En grande finale, que demander de mieux qu’un affrontement entre le Canada et les États-Unis?

Quel spectacle on a eu!

Le Canada, dirigé par deux Québécois, Joël Bouchard et Dominique Ducharme, qui prend les devants 2-0 et 4-2. Les quatre buts sont marqués par des Québécois en grande finale, à Montréal : Chabot, Lauzon, Roy et Joseph.

À 4-2, on croyait tous que c’était dans le sac. Les Américains n’avaient pas dit leur dernier mot. Ils ont créé l’égalité 4-4 et forcé la tenue d’une période de prolongation de 20 minutes, qui n’a pas fait de maître.

En tirs de barrage, Troy Terry a été l’unique marqueur. Dix lancers, un buteur, la victoire allait aux Américains.

Un spectacle digne des grands classiques de notre sport national.

Crédit photo : JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

L’année de Chabot

On se souviendra longtemps des prouesses de Thomas Chabot. Le grand Beauceron a terminé la finale avec un temps d’utilisation de 43 minutes et 53 secondes. C’est hallucinant!

2017 a été l’année de Thomas Chabot.

Il a remporté le titre de joueur le plus utile du Mondial junior 2017 et a été élu défenseur de l’année dans la LHJMQ et dans la Ligue canadienne de hockey.

J’oubliais, Chabot a aussi remporté la coupe du Président et le prestigieux trophée Guy-Lafleur, remis au joueur le plus utile des séries dans la LHJMQ.

Pour revivre ce match de fou, vous pouvez d’ailleurs revoir mon reportage diffusé en novembre. Nous sommes retournés aux abords de la glace du Centre Bell avec l’entraîneur-chef de l’équipe canadienne, Dominique Ducharme. C’est à voir dans la vidéo ci-dessous!

Dominique Ducharme: une défaite qui lui a laissé un goût amer - TVA Sports

Une grosse année pour Ducharme

Ça m’amène à vous parler de l’entraîneur-chef et DG des Voltigeurs de Drummondville.

Malgré tout le travail accompli à la barre des Mooseheads de Halifax de 2011 à 2016, sa contribution aux succès de l’équipe est néanmoins demeurée dans l’ombre.

S’il a tout gagné en 2013, c’était lié aux Jonathan Drouin, Nathan MacKinnon, Martin Frk et Zachary Fucale, les meneurs de cette équipe, croyaient certains.

Ils étaient dans l’erreur. Les gens sont en mesure de voir la force tranquille du natif de Joliette depuis sa venue à Drummondville.

La remontée des Voltigeurs au classement est impressionnante. Il a replacé l’équipe sur les rails et l’avenir de l’équipe est brillant.

2017 a été une grosse année pour lui. Il a pris les rênes de l’équipe canadienne junior et mené l’équipe à quelques poussières de la médaille d’or.

Ducharme a replongé en vue du Mondial junior 2018. Sans tambour ni trompette, il a replacé les Voltigeurs comme un acteur important du circuit Courteau.

Sera-t-il dans la LHJMQ encore bien longtemps? Je ne crois pas.

N’importe quel entraîneur-chef du reste du pays qui connaîtrait pareil succès aurait déjà gradué dans les rangs professionnels.

C’est connu que les Québécois doivent trimer plus dur pour accéder à des postes supérieurs. À titre d’exemple, Kris Knoblauch (Erie) et Rocky Thompson (Windsor), qui étaient du tournoi de la coupe Memorial 2017, ont été promus au cours de l’été.

Le temps est venu pour Ducharme d’avoir une vraie chance dans le hockey professionnel. Voyons si cela va arriver en 2018.

SPO-REMPARTS-VOLTIGEURS-LHJMQ
Crédit photo : JOEL LEMAY/AGENCE QMI

La première moitié de 2017 aux Sea Dogs

La première moitié de 2017 a appartenu aux Sea Dogs.

Ils ont tout, tout raflé, jusqu’au tournoi de la coupe Memorial à Windsor, où ils se sont écrasés.

Dans la première moitié de 2017, Saint-Jean a maintenu un dossier de 41-6-1-0.

Depuis, les meilleurs joueurs de l’équipe ont quitté. L’organisation a dû remplacer une bonne partie de son organigramme hockey, dont l’entraîneur-chef Danny Flynn, qui a accepté un poste d’entraîneur adjoint dans la Ligue junior de l’Ouest.

Dans la deuxième portion de l'année, les Sea Dogs ont un dossier de 10-19-4-2. Le revirement de situation est complet.

À un point tel où la haute direction a dû renoncer à son intention de présenter une candidature pour recevoir le tournoi de la coupe Memorial en 2019.

À Windsor, on a assisté à une renaissance, celle des Spitfires.

Reposés depuis 44 jours, les hommes de l’entraîneur-chef Rocky Thompson ont remporté la 99e coupe Memorial. Un honneur pleinement mérité. Pendant quelques minutes, on croyait revivre l’épopée des Cataractes de Shawinigan de 2012.

On dira ce qu’on voudra, mais voir une équipe hôtesse soulever ce précieux trophée devant ses partisans, cela n’a pas de prix.

Crédit photo : JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

Hischier et Lafrenière, deux acteurs marquants

Je me dois de terminer cette rétrospective 2017 avec deux acteurs marquants de l’année : Nico Hischier et Alexis Lafrenière.

Le premier est devenu le 10e joueur de l’histoire de la LHJMQ à être repêché premier au total dans la Ligue nationale.

À ce titre, les Mooseheads (MacKinnon et Hischier) et l’Océanic (Lecavalier et Crosby) sont à égalité 2-2.

Le Suisse a connu une ascension fantastique. Les amateurs de hockey de la LHJMQ peuvent se considérer privilégiés de l’avoir vu jouer chez nous pendant un an.

Sa sélection est venue mettre un baume sur une (autre) année difficile pour le circuit Courteau au repêchage de la LNH, avec 14 joueurs choisis.

L’autre figure marquante de 2017, Alexis Lafrenière, n’a pas raté sa rentrée.

Malgré 14,3% des chances de repêcher au premier rang, l’Océanic a (encore une fois) été bénie des Dieux du hockey.

Le natif de St-Eustache termine l’année en force. Son avenir, et celui de l’équipe, est prometteur.

À vous tous et toutes qui lisez ce texte, je vous souhaite une belle période des Fêtes et une excellente année 2018.

Au plaisir de se retrouver!