Alouettes

«J’aime le défi» - Mike Sherman

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Bien qu’il n’ait jamais dirigé une équipe de la Ligue canadienne de football (LCF), Mike Sherman est bien au fait de l’ampleur du défi qui l’attend à la tête des Alouettes de Montréal.

C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles il a décidé de s'exiler au Canada.

Il prendra en charge une équipe qui ne s’est pas qualifiée pour les éliminatoires au cours des trois plus récentes campagnes, terminant la saison 2017 en dernière place du classement général de la LCF en vertu d’une fiche de 3-15.

Sherman dirigera une équipe qui semble tourner le dos rapidement à ses entraîneurs, puisqu’il est le sixième instructeur des Moineaux en six saisons.

«J’aime le défi qui existe ici, a-t-il mentionné. Je veux faire ce qui n’a pas été fait récemment. Ça fait un moment que l’équipe ne s’est pas rendue au match de la Coupe Grey. [...] Nous allons avancer un pas après l’autre.»

«J’ai un objectif bien simple : je veux que les Alouettes soient en communion avec la ville. Montréal est une ville fière avec une histoire et une tradition. Je veux créer une culture victorieuse», a poursuivi l'instructeur, reprenant un discours souvent utilisé par Reed.

Période d’adaptation

Ayant dirigé les Packers de Green Bay au début du millénaire, Sherman s’est forgé une réputation envieuse en ce qui a trait à l’attaque. Il a mené le club du Wisconsin vers des records de concession pour les verges au sol (2558) en 2003 et par la passe (4449) en 2004. L’instructeur a expliqué la raison de ses succès, mercredi.

«Je n’ai jamais été le type d’entraîneur qui donne des rôles inadéquats aux joueurs. Je vais ajuster ma philosophie aux joueurs, non le contraire.»

Toutefois, il n’a aucune expérience dans la LCF. En ce sens, le principal intéressé a admis volontiers qu’il devra s’adapter et s’entourer d’adjoints qui connaissent le fonctionnement du football canadien.

«J’ai quelques relations avec des entraîneurs ici au Canada, mais évidemment, [le directeur général] Kavis Reed connaît plus de gens qu’il pourra me présenter. Les entraîneurs ici au Canada connaissent le football canadien mieux que quiconque.»

Sherman a également indiqué qu’à ce groupe se grefferont des hommes de confiance avec qui il a travaillé au cours de sa carrière. «Je veux avoir les meilleurs entraîneurs possible», a-t-il déclaré.

Celui habitant Dennis sur la péninsule de Cape Cod, au Massachusetts, avec sa femme et sa plus jeune fille d’une fratrie de cinq enfants, a dit vouloir prendre son temps avant de prendre une décision quant à la composition de son équipe pour le premier match de la saison.

Il a malgré tout affirmé que le ballon ira au quart-arrière le plus méritant à la fin du camp d’entraînement. «Le poste est à prendre», a-t-il dit.