MLS

Courrier de l’expansion en MLS

Courrier de l’expansion en MLS

Fréderic Lord

Publié 20 décembre 2017
Mis à jour 21 décembre 2017

C’est fait, Nashville aura son équipe en MLS. Une conclusion qu’on n’attendait pas nécessairement, la «Music City» n’étant pas au départ considérée parmi les favorites.

Pour faire son entrée dans le circuit Garber, on savait déjà que les candidats devaient avoir en main un plan solide pour un nouveau stade. Ce qu’on comprend plus maintenant, c’est que la MLS compte aussi ajouter des propriétaires aux poches profondes.

Le vocable « milliardaire » peut être accolé à celui du propriétaire John Ingram dont la famille est une des plus riches aux États-Unis. À ce « porte-feuille », le groupe du « It City » a aussi pu adjoindre les frères Wilf, propriétaires des Vikings du Minnesota de la NFL, qui avaient déjà manifesté leur intérêt pour une concession à Minneapolis.

Bref, l’avenir en MLS sera fait de dépenses ou ne sera pas... Atlanta et Toronto nous en ayant donné un avant-goût cette saison.

Voici quelques questions qui me sont parvenues via Twitter :

Le plan de la MLS reste le même : 28 équipes d’ici 2022. À ce moment, Don Garber devrait céder son siège de commissaire.

Mais les Etats-Unis restent un marché immense. Même si en Europe un championnat engage une vingtaine d’équipe, la MLS semble calquer son approche sur les autres circuits nord-américains. La LNH où l’ère du temps est à l’expansion a 31 équipes en son sein, la NFL 32, la NBA 30.

Et pour ceux qui se soucient du bassin de joueurs, je suggère de comparer le « talent disponible » dans le football américain et le soccer mondial. Il est là l’autre pari de la MLS : attirer les meilleurs joueurs et former encore plus d’Américains.

D’un point de vue sportif, voire romantique, la relégation a tout pour charmer les partisans. Mais d’un point de vue affaires – et c’est de ça qu’il est question qu’on le veuille ou non – il faudra passer sur le corps des propriétaires pour l’obtenir.

Avoir un « circuit fermé » permet aux propriétaires d’assurer leurs investissements. Sans cette recette, la MLS ne pourrait attirer les mêmes capitaux... qui serviront eux à attirer les meilleurs joueurs.
 

1- Oui, Phoenix faisait partie des 12 candidatures. Encore, c’est la question encore floue du stade qui a relégué celle-ci sur les lignes de côté. Ils seront assurément en lice pour la deuxième et dernière vague d’expansion. De toutes mes conversations à propos du processus, c’est la candidature la plus intrigante à mon sens.

2- C’est une idée qui est discutée.

3- Le budget de chaque club va augmenter. Déjà, la MLS a annoncé une injection de TAM (lien à intégrer : https://www.mlssoccer.com/post/2017/12/08/mls-increases-tam-investment-2018-2019 ) pour la prochaine saison. De plus, on permet aux différents propriétaires d’avoir une « enveloppe discrétionnaire », c.-à-d. ceux qui veulent dépenser plus le pourront...
4- 28. C’est ce qu’on pense être l’équilibre entre business et compétitivité.

Une question que j’ai posée régulièrement aux gens de la MLS. Je ne suis pas un spécialiste de gestion de croissance, mais je crois que la MLS a un plan intéressant.

Dans les prochaines années, six nouvelles équipes amèneront de nouveaux capitaux et un nouveau souffle à cette ligue. En ce sens, les concessions d’Orlando et d’Atlanta sont des succès qu’on tente de reproduire.

Ensuite, le nombre de candidatures à l’expansion permet à la MLS de mettre de la pression sur leurs plus petits marchés. C’est déjà commencé à Columbus qui traîne de la patte dans – attention le « buzzword » – les « business métriques ».

Après l’expansion, il y aura à mon sens une phase de délocalisation.

Dans le format de compétition, il y aura des changements. D’ici deux ans, vous verrez le format des séries éliminatoires changer. Vous l’aurez appris ici...