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Mike Sherman devient entraîneur-chef des Alouettes

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C’est non sans une certaine surprise que les journalistes et partisans ont fait connaissance avec Mike Sherman, le nouvel entraîneur-chef des Alouettes de Montréal, mercredi.

À peine quelques heures auparavant, personne n’avait vu venir cette embauche. L’Américain n’avait jamais été évoqué parmi le groupe d’instructeurs pressentis pour prendre la relève à la barre des Moineaux.

Pourtant, l’homme de 63 ans montre un «curriculum vitae» impressionnant. Aux rênes des Packers de Green Bay dans la NFL entre 2000 et 2006, il a conservé un dossier de 53-39 en six saisons. Il a également agi à titre de directeur général du club de 2001 à 2005.

Le directeur général Kavis Reed était donc bien heureux de son coup. Il n’a pas caché son enthousiasme à propos de Sherman, qui a également occupé diverses fonctions avec les Texans de Houston et les Dolphins de Miami.

«Aujourd’hui marque une nouvelle étape pour notre organisation, et nous avons de bonnes raisons d’être heureux», s’est réjoui Reed lors d'une conférence de presse.

Trois valeurs fondamentales

Depuis le départ de Jacques Chapdelaine, le DG des Alouettes a souvent répété qu’il souhaitait trouver un nouvel entraîneur-chef partageant les mêmes valeurs que l’organisation.

Son nouvel employé a développé sur le sujet, mettant le doigt sur trois principes fondamentaux qu’il considère comme indispensables au sein d’une équipe de football: intégrité, passion et générosité. Trois principes qui teinteront son règne à la barre des Alouettes.

«Dans une organisation, ça m’importe peu que tu répondes au téléphone, que tu fasses le lavage ou que tu sois coordonnateur offensif. Tout le monde doit avoir les mêmes objectifs et la même vision», a avancé Sherman.

«Je dis souvent à mes joueurs que tout est important. Il y a une méthode pour gagner. S’il y a une réunion à 9 h, ce n’est pas à 9 h 01. Tu as intérêt à être assis sur ton siège à 9 h. Ça fait partie de la méthode.»

De bons candidats

Reed est par ailleurs revenu sur le long et rigoureux processus d’embauche, expliquant ce qu’il recherchait lorsqu’il rencontrait les aspirants.

«Quand nous avons commencé le processus, nous avons établi quelques critères: une capacité de lire et de développer les hommes, un quotient de football extrêmement élevé, une habileté prouvée pour diriger une équipe d’entraîneurs et plus particulièrement du caractère et une volonté de travailler en équipe.»

Il a également indiqué que son nouvel homme de confiance s’est démarqué au sein d’un groupe de plus de 15 candidats qu’il considère «qualifiés», provenant de plusieurs milieux différents.

Une décision familiale

Sherman a expliqué que sa décision de poursuivre sa carrière à Montréal avait été prise de concert avec sa femme, qui partage sa vie depuis 35 ans.

«Elle m’a suivi en Louisiane, Seattle, Green Bay, Miami, Pittsburgh et maintenant Montréal. Je dois dire: si elle avait dit non à Montréal, je ne serais pas ici.»

L’expérience et la situation de Sherman portent donc à croire que la valse des instructeurs pourrait prendre fin. Son arrivée devra toutefois porter ses fruits rapidement, puisque les partisans sont à court de patience.