Boxe

Encore un avenir pour David Lemieux

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Le Québécois David Lemieux, qui fêtera ses 29 ans cette semaine, demeure un boxeur appartenant à l’élite mondiale et il lui reste encore bien des années pour le prouver.

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Malgré sa défaite contre le Britannique Billy Joe Saunders samedi soir à Laval, Lemieux (38-4-0, 33 K.-O.) a encore un bel avenir devant lui.

C’est du moins ce que croient le promoteur Camille Estephan et l’entraîneur Marc Ramsay.

«C’est sûr qu’on s’attendait à une victoire de David, nous sommes déçus, mais ça ne nous coûte pas tant, a estimé Estephan, samedi soir, au terme du combat. David Lemieux va toujours avoir beaucoup de chances de se remettre avec des victoires. Ça ne nous avance pas, mais ça ne nous recule pas trop non plus.»

«La télévision américaine va toujours vouloir l’avoir, a ajouté Estephan. Il a quand même très bien essayé face à Saunders. On voyait bien qu’il n’avait pas toutes ses habiletés. Avec la blessure à son épaule gauche, il n’a pas été en mesure d’utiliser sa meilleure arme.»

Un défi à relever

Même si l’occasion de devenir champion du monde ne se présente pas souvent, Ramsay ne semblait pas complètement dévasté par le revers face à Saunders.

«J’aime mieux vivre ça avec David Lemieux qu’avec n’importe qui d’autre, pas dans le sens que j’aime la défaite, mais s’il y a un boxeur que je connais étant capable de relever ce défi-là, c’est David Lemieux, a-t-il affirmé. Il n’y a pas de doute dans ma tête.»

Ramsay a avoué qu’on a été déjoué par la rapidité des jambes de Saunders. On le savait agile, mais peut-être pas à ce point-là.

«Je pensais qu’on réussirait à s’approcher, qu’on lui ferait mal au corps, qu’on lui couperait les jambes et qu’à partir de ce moment-là, on aurait été en mesure de monter à la tête pour le knock-out, a indiqué Ramsay. Quand on est au sommet de l’industrie, comme David l’est en ce moment, les différents styles, il faut les solutionner.

«C’est la job de l’entraîneur et c’est la job du boxeur de réussir à faire ça. Cette fois, nous n’étions pas au sommet. On va faire le point sur ce qui a marché et sur ce qui n’a pas marché. On va regarder en avant et on va foncer comme on l’a toujours fait.»