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Patinage

Quand Charles Hamelin attrape un champignon...

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Que ce soit sur la patinoire ou en jouant à «Mario Kart», une victoire aidera toujours le patineur de vitesse Charles Hamelin à prendre confiance en vue de sa prochaine course.

Au bout du fil, le quadruple médaillé olympique prend plaisir à parler de «gaming» à titre de porte-parole du Sommet international du jeu de Montréal, qui se poursuit jusqu’à mercredi au Palais des congrès.

«Je veux montrer que quelqu’un de très actif comme moi peut aussi avoir une passion pour les jeux vidéo, a-t-il indiqué. Il faut abattre le mythe du gamer qui reste chez lui, dans le noir et qui ne parle jamais à personne.»

Hamelin ne pourrait représenter un plus bel exemple pour démystifier la situation. Lorsqu’il part en compétition, l’athlète ne voyage jamais sans ses consoles de jeux et son ordinateur portable.

«Lors des Jeux de Pyeongchang, c’est sûr que je vais amener ma (Nintendo) Switch et mon PS4 aussi va être là, a prévu le patineur. Je vais aussi apporter mon laptop.»

En plus d’assouvir son besoin de jouer, Hamelin s’en sert pour se changer les idées et, dit-il, stimuler sa concentration.

Le mois dernier, avant sa victoire sur 1500 mètres à la Coupe du monde de Séoul, il avait beaucoup joué à Super Mario Odyssey. Hamelin aime par ailleurs défier, avec le personnage Toad de préférence, ses coéquipiers de l’équipe nationale canadienne à «Mario Kart».

Encore capable de gagner

À propos de son récent triomphe à Séoul (sur la patinoire et non pas devant la console), Hamelin mentionne : «c’est une victoire qui tombait à point, tout allait bien et ça prouve que je suis encore capable de gagner».

Comme s’il avait attrapé un champignon à «Moo Moo Farm», ce gain lui a, de son propre aveu, procuré un «boost» pour l’entraînement. Juste à temps pour les prochains Jeux olympiques, en février 2018.

«Le sport a beaucoup changé ces dernières années, a-t-il affirmé, à propos de ses chances de gagner une médaille dans une épreuve individuelle à Pyeongchang. Il y a maintenant environ 15 patineurs sur le circuit qui peuvent gagner une finale et c’est certain qu’on peut être éliminé dès les demi-finales ou les quarts. Je me considère dans ce lot de patineurs de l’élite mondiale.»

Hamelin, qui en sera à ses derniers Jeux olympiques, a déjà remporté une médaille d’or au 500 mètres aux Jeux de Vancouver, en 2010, et une autre au 1500 m, à Sotchi, en 2014. Il a ajouté deux médailles aux relais, une en or (2010) et une en argent (2006).