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MLS

Cinq réflexions à propos de la finale de la Coupe MLS

Cinq réflexions à propos de la finale de la Coupe MLS

Fréderic Lord

Publié 10 décembre 2017
Mis à jour 10 décembre 2017

1. Les standards rouges

Nous l’avons répété ad nauseam au cours du reportage, j’en avais aussi parlé un peu plus tôt cette année, le Toronto FC est en train de faire basculer la MLS dans une autre phase de son existence.

Non seulement l’équipe de la Ville Reine compte sur la plus grande masse salariale de la MLS, la troisième meilleure moyenne d’assistance du championnat, elle a aussi excellé dans tous les petits détails et complexités de la MLS.

Le gardien Alex Bono est un choix au Superdraft. Drew Moor, Justin Morrow, Steven Beitashour des signatures intra-MLS. Marky Delgado a été repêché du défunt Chivas USA (en même temps que Donny Toia).

Bref, autant de détails qui, jumelés à des signatures éléphantesques, ont permis aux Reds de dominer de bout en bout la saison 2017.

2. Le recrutement du Toronto FC

Que dire de leur recrutement? Après une finale, personne n’a parlé de stabilité. Jozy Altidore lui-même avait déclaré à la suite de la saison 2016 qu’il manquait un milieu créatif.

Boom. Ainsi fut Victor Vazquez!

Le Catalan a touché 104 ballons en finale, un sommet dans ce match.

Vazquez a été un liant, a ajouté la dose de créativité qu’il manquait à cette équipe pour enfin créer le précédent : gagner le triplé en une saison.

3. Michael Bradley a été extraordinaire

Six tacles. Six dégagements. Quatre interceptions. Douze ballons récupérés, un sommet dans cette finale. Réussite de 91,4% de ses tentatives de passe. Quatre-vingt-onze ballons touchés, le deuxième plus haut total de la rencontre.

Michael Bradley a été le patron au milieu du terrain. Certes, il n’a pas de but, ce qui confond parfois les journalistes qui votent, mais il a été à mon sens le meilleur joueur sur la pelouse du BMO Field.

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Crédit photo : AFP

4. Brian Schmetzer n’a pas su réagir assez vite

Facile à dire à ce point-ci. Mais après avoir été dominés outrageusement en première période, les Sounders de Seattle n’ont pas effectué de changement avant la 71e minute.

À mon avis, il était impératif de changer la dynamique de la rencontre malgré le pointage toujours à zéro. Chaque seconde qui passait ne faisait que retarder l’inévitable.

En ce sens, je rejoins l’opinion de mon collègue Vincent Destouches : Nouhou aurait dû entrer beaucoup plus tôt.

Je sais, je sais, facile à dire...

5. Le froid, ce n’est pas si mal

Dans notre pub virtuel #MLSTVASports, plusieurs de nos téléspectateurs ont émis des doutes quant à la pertinence de jouer une finale en décembre à Toronto.

Avec le mercure sous zéro, je ne conviens que les conditions ne sont pas optimales.

Mais le spectacle a été au rendez-vous. Je n’ai pas entendu durant mon séjour des partisans du Toronto FC se plaindre de cet état des faits. Au contraire, plusieurs avaient le sentiment que c’était un avantage supplémentaire pour leurs préférés.

Personnellement, j’aurais aimé une petite neige pour la remise de trophée. Ça aurait fait de belles images...