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Coupe MLS : le froid mordant s’invite

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Il ne faisait pas chaud jeudi sur le terrain d’entraînement du Toronto FC situé à North York, à une trentaine de minutes au nord-est du centre-ville de la Ville Reine.

Le mercure frôlait le point de congélation et les vents soutenus obligeaient à se remuer sur les lignes de côté. Le Toronto FC (TFC) a sauté sur le terrain en retard avant de demander un entraînement à huis clos après une quinzaine de minutes. Secret d’État oblige dans le cadre de la finale, car c’est la Coupe MLS qui est en jeu. Celle qui lui a échappé il y a exactement un an. Après quelque 75 minutes au froid, les Sounders de Seattle ont suivi avec un entraînement intensif d’une durée similaire avant que le soleil ne disparaisse.

Si les prévisions demeurent, le TFC et les Sounders s’affronteront dans des conditions semblables, samedi après-midi, au BMO Field. Mère Nature pourrait par contre y ajouter un peu de neige pour pimenter le duel, à deux semaines de Noël.

Un ballon dans la neige

Pas de soucis pour les Américains du nord-ouest du Pacifique, «Clint Dempsey peut même marquer avec un ballon orangé», a badiné l’entraîneur-chef des Sounders, Brian Schmetzer, si jamais les officiels devaient mettre en jeu un ballon coloré en raison de la neige.

Lors de la finale, l’an passé, il avait vu son équipe afficher un gros zéro dans la colonne des tirs cadrés. Il avait aussi dû se passer des services de son meneur de jeu qui souffrait de problèmes cardiaques. Cette fois, le Texan de 34 ans sera perçu par les «Reds» comme une constante menace. Il n’est pas considéré comme le plus grand joueur de l’histoire du soccer aux États-Unis pour rien!

«Clint entre toujours dans l’équation pour organiser les jeux et pour marquer des buts. Il est dangereux», a exprimé le capitaine du TFC, Michael Bradley, en conférence de presse. Dempsey a marqué 12 buts et ajouté cinq mentions d’aide à ses 29 matchs cette saison.

«Il faudra vraiment faire attention à lui, a enchaîné Bradley. Il trouve rapidement le ballon et l’espace nécessaire sur le terrain pour faire mal. Nous verrons comment il réagira sur le terrain. Collectivement, il faudra être à notre meilleur.»

Un apôtre de Marshawn Lynch

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Jozy Altidore est un homme de peu de mots. En fait, il a pris des airs du porteur de ballon des Raiders d’Oakland Marshawn Lynch, qui ne disait absolument rien en conférence de presse lorsqu’il évoluait avec les Seahawks de Seattle.

Avec les six questions qui lui ont été adressées, impossible de construire plus de trois phrases. Ce qui a fait baisser les yeux des autorités de la Major League Soccer, déçue par la pauvreté des réponses sur le podium.

Blessé à la cheville droite, le deuxième marqueur du TFC en saison régulière a maugréé froidement être d’attaque pour samedi. «Je suis correct. Je vais jouer. Ma cheville ne me dérange pas.»

Voilà, c’est dit. C’est quand même mieux que de se limiter à une blessure au bas du corps...