Bermane Stiverne

Photo : Bermane Stiverne Crédit : AFP

Boxe

Pas de retraite pour Bermane Stiverne

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Même s’il a subi une raclée contre le champion Deontay Wilder le mois dernier, Bermane Stiverne n’a jamais eu l’intention d’accrocher ses gants, bien au contraire.

L’ancien champion du monde des poids lourds du World Boxing Council est de retour à l’entraînement depuis quelques semaines et il a déjà tourné la page sur sa soirée cauchemardesque du 4 novembre.

«Il y a des choses intéressantes sur la table pour moi, a expliqué Stiverne lors d’une entrevue exclusive avec le Journal de Montréal, mardi. Je juge que j’ai encore de l’essence dans le réservoir.»

«Je prendrai ma retraite lorsque mon corps ne suivra plus et que je me sentirai différent à l’entraînement. Pour le moment, ce n’est pas le cas.»

La preuve, c’est qu’il s’est déjà entendu pour deux combats en 2018 qui seront annoncés dans les prochaines semaines. Stiverne aura des tests importants qui pourraient le ramener dans une position enviable pour 2019.

«Ça n’a rien à voir avec l’argent, a-t-il poursuivi. Je n’ai pas été impliqué dans plusieurs guerres ou subi de blessures majeures au cours de ma carrière. J’aurai considéré la retraite si l’avait été le cas.

«Si je perds mon prochain duel, je vais y songer selon le déroulement du combat.»

Le combat de trop

Il est très difficile pour un boxeur de déterminer le jour où sa carrière prendra fin. On a souvent vu des situations où l’athlète dispute le fameux combat de trop. Stiverne est bien conscient que ça pourrait lui arriver.

«Je crois que tu le sais avant que tu montes sur le ring, a souligné le pugiliste de 39 ans. Même si les chances que ça ne se déroule pas bien sont plus importantes, on va le faire quand même. C’est ça, être un combattant.»

«C’est plus une affaire psychologique que physique. Il faut que tu veuilles souffrir à l’entraînement.»

La tornade Wilder

Lors de son combat contre Wilder, Stiverne (25-3-1, 21 K.-O.) a vécu trois minutes d’enfer où il est allé au plancher à trois reprises avant de se retrouver au pays des rêves.

«J’étais prêt et je n’ai pas d’excuses, a raconté le Québécois d’origine haïtienne. J’ai reçu un coup derrière l’oreille et je ne m’en suis jamais remis.»

«Ce n’était pas la première fois que ça m’arrivait au cours de ma carrière, mais c’était souvent dans les dernières secondes d’un round. Ce ne fut pas le cas contre Wilder et je n’ai jamais eu la chance d’entrer dans le combat.»

Dans les heures suivant l’affrontement, Stiverne a été la cible de commentaires méprisants de la part des amateurs, mais aussi de plusieurs journalistes.

«Je me fous des critiques et je ne les entends pas, a-t-il dit. Le monde ne réalise pas à quel point c’est difficile de faire un camp d’entraînement et d’avoir le courage de monter sur le ring pour un combat. Je tente de transformer cela en positif.»