Dave Morissette en Direct | L'Émission de Hockey de Fin de Soirée

Jean Pascal: un homme de défis du début à la fin

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Jean Pascal s’est bâti la réputation d’homme de défis durant sa carrière et il devrait se retirer fidèle à lui-même, vendredi, en affrontant une jeune étoile montante de la boxe. 

«Ça s’inscrit dans ma mentalité de toujours accepter les défis. De toujours avoir un challenge devant moi. [...] Il veut se servir de moi comme une échelle pour se faire un nom au niveau international. Moi je veux me servir de lui pour bien finir ma carrière, a-t-il expliqué en entrevue à Dave Morissette en direct, lundi soir.

«Y’a rien de mieux que de terminer contre un jeune prospect, un jeune loup qui a faim.»  

Pascal se frottera à l’Égyptien Ahmed Elbiali, invaincu en 16 combats et auteur de 13 K.O. Pour bien boucler la boucle, il compte redevenir le boxeur agressif des beaux jours.

«Il y a une couple de combats que j’aurais aimé refaire, probablement mon dernier. Je ne crois pas qu’Alvarez m’a battu, je me suis laissé perdre», estime-t-il.

Le Québécois approche sereinement son affrontement, lui qui en a vu d’autres au cours de sa riche carrière.

«Il doit être nerveux, il affronte un ancien champion du monde. Un boxeur qui a battu Chad Dawson. Moi je sais par quoi il passe, je sais quoi faire dans ces moments-là.

«Je suis rendu comme Bernard Hopkins, un vieux loup du métier», a-t-il imagé.

Dernier des derniers?

Certains refusent de croire qu’il s’agit réellement, comme il l’entend, du dernier combat de Pascal. Mais ce dernier semble décidé.

Sa retraite ferait le bonheur de sa mère, qui lui demande d’accrocher les gants depuis quelques années déjà.

«Je lui disais "non, j’ai encore des choses à accomplir". Mais je crois qu’à 35 ans, il faut que j’écoute ma mère», a-t-il affirmé avec un brin d’humour.

«C’est le temps de passer à un autre chapitre, a-t-il ajouté. Toute ma vie, j’ai boxé, mais il n’y a pas seulement le sport dans la vie.»

Il soutient qu’une victoire éclatante ne le convaincrait pas de poursuivre, bien au contraire.

«Pourquoi continuer, ce serait la meilleure façon de terminer?» 

Alors que de grands noms de la boxe comme Bernard Hopkins et, tout récemment, Miguel Cotto ont tiré leur révérence sur une défaite, Pascal donnera tout ce qui lui reste pour connaître la fin rêvée.  

«Lui-même (Miguel Cotto) a choisi son propre adversaire pour pouvoir sortir d'une façon glorieuse et malgré ça, il a perdu. Moi j'accepte un défi et si je remporte ce combat, ce sera une belle façon de dire bonsoir à la boxe.»