Crédit : Daniel Mallard/Agence QMI

Football universitaire RSEQ

Vincent Alarie-Tardif fier de son parcours

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Si la victoire de la Coupe Vanier 2016 demeurera dans ses souvenirs pour toujours, Vincent Alarie-Tardif retient des moments encore plus importants de ses quatre années avec le Rouge et Or de l’Université Laval.

«Pendant mes quatre saisons avec le Rouge et Or, on m’a appris à devenir un bon humain, a confié le porteur de ballon qui a complété son parcours universitaire, samedi à la Coupe Vanier, dans une défaite de 39-17 face aux Mustangs de Western. J’ai donné la main après le match, même si j’étais en maudit.»

«Le Rouge et Or, ce n’est pas juste les victoires et les défaites, poursuit Alarie-Tardif. J’ai appris la persévérance, l’humilité et à faire confiance aux autres. Je n’étais pas censé obtenir un baccalauréat et il ne me reste que deux cours à l’hiver pour le compléter.»

Joueur par excellence du circuit collégial Division 1 en 2012 à sa dernière saison avec les Cougars du collège Champlain, Alarie-Tardif pensait tout renverser sur son passage à son arrivée dans les rangs universitaires.

«Comme plusieurs, je pensais que j’étais le meilleur joueur au monde quand je suis arrivé à Laval, a-t-il raconté. Tu portes le ballon 40 fois par match dans le collégial. À Laval, tu attends ton tour et c’est un processus de quatre à cinq ans. Tu piles sur ton orgueil, tu t’imposes sur les unités spéciales et tu saisis ta chance quand ton tour arrive. Je suis un gars d’équipe et je me défonçais en fin de match quand j’embarquais comme porteur à mes débuts.»

Pas la sortie souhaitée

Alarie-Tardif aurait souhaité quitter l’équipe sur un deuxième titre national en carrière, mais il retient l’ensemble de son parcours.

«Ce n’est pas la fin souhaitée et tu ne veux jamais terminer comme ça, mais il faut rendre à César ce qui est à César. Ils ont mieux joué que nous dans toutes les facettes. Je suis fier de mon parcours et je ne retiendrai pas seulement cette défaite. La gang et l’amitié avec les gars vont me manquer. Mes coéquipiers sont mes frères d’armes. Je remercie les coachs, ma famille, les partisans et l’équipe médicale.»

Repêchage de la LCF

Les prochains mois seront occupés pour Alarie-Tardif.

«J’ai une compagnie de construction à Saguenay et je suis dans l’immobilier, a-t-il souligné. C’est aussi mon année de repêchage dans la LCF. J’ai confiance d’obtenir ma chance.»

Excellent sur les unités spéciales, il pourrait recevoir de l’intérêt. À sa dernière portée en carrière dans les rangs universitaires, Alarie-Tardif a marqué un touché sur une course d’une verge avec sept secondes à égrainer au cadran.