SPO-ARGONAUTS VS ALOUETTES

Crédit : MARTIN ALARE/JOURNAL DE MONTRÉAL

Alouettes

Green et Woods ont tourné la page

Publié | Mis à jour

Après avoir connu un début de saison chaotique marqué par une transaction et une libération, S.J. Green et Bear Woods esquissent un sourire lorsqu’ils parlent de la fin de leur association avec les Alouettes.

Après leur départ de Montréal, ils ont été accueillis à bras ouverts par les Argonauts de Toronto qui avaient besoin de leur talent et de leur leadership. Résultat des courses ? Grâce à leur excellent rendement, ils ont aidé leur nouvelle formation à se qualifier pour la finale de la Coupe Grey.

De voir Jim Popp et Marc Trestman à la tête des champions de l’Est, c’est une chose. Toutefois, d’apercevoir Green et Woods sur le terrain pour le dernier match de la saison 2017 de la LCF, c’est de tourner le fer dans la plaie des partisans des Alouettes.

«J’ai fermé le chapitre Alouettes de ma carrière à compter du moment où j’ai été échangé, a indiqué Green. Cependant, rien n’arrive pour rien dans la vie. La seule personne à qui j’ai quelque chose à prouver dimanche, c’est à moi-même.

«De me joindre aux Argonauts où il y avait un quart de premier plan comme Ricky Ray, c’était un rêve qui devenait réalité. Avec Anthony Calvillo, je vais avoir joué avec deux des meilleurs pivots de l’histoire. Peu de joueurs auront cette opportunité au cours de leur carrière.»

Du côté de Woods, il semble toujours avoir son congédiement sur le cœur. Il est toutefois nuancé dans ses propos au sujet de l’événement qui est survenue lors de la deuxième journée du camp d’entraînement des Montréalais.

«Ma saison n’était pas encore commencée lorsque les Alouettes ont décidé de me libérer, a affirmé Woods. J’étais heureux de me retrouver à Toronto avec deux hommes de football de qualité en Jim Popp et Marc Trestman.

«Lorsque je suis arrivé dans le vestiaire des Argonauts, je savais que ça fonctionnerait pour moi. Je me suis senti comme à la maison.»

Peu d’expérience en finale

Si les Argonauts veulent battre les Stampeders dimanche, ils devront obtenir de grosses performances de Green et Woods. Malgré leur expérience chez les professionnels, ils en ont peu à la Coupe Grey.

Green en sera seulement à sa deuxième finale en 11 saisons dans la Ligue canadienne. Sa première présence remonte à 2010 alors qu’il avait remporté les grands honneurs avec les Alouettes et un certain Marc Trestman comme entraîneur-chef.

Dans le cas de Woods, ce sera son baptême du feu en finale. Il en sera à son cinquième match éliminatoire en carrière.