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Cap sur un quatrième champion pour Marc Ramsay

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Marc Ramsay n’a pas eu beaucoup de temps pour célébrer la récente victoire de son protégé Artur Beterviev sur l’Allemand Enrico Koelling par K.-O. au 12e round, garante pour le Russe du titre des mi-lourds de l’International Boxing Federation (IBF).

L’entraîneur était déjà de retour en gymnase lundi, 48 heures après l’éclosion du troisième champion du monde de sa carrière.

«Je me rappelle que juste de devenir entraîneur professionnel, pour moi, c’était un accomplissement, s’est souvenu Ramsay en entrevue avec TVA Sports, mardi. Ça, c’est peut-être l’extrême de ce que j’aurais pu rêver quand j’étais plus jeune.»

Ramsay montre rarement ses émotions mais, samedi, le Québécois a hurlé de joie lorsqu’il est monté dans le ring pour rejoindre Beterbiev.

«On a tout un parcours à faire quand on les prend chez les amateurs pour les conduire jusqu’au championnat mondial et chaque petite étape est plaisante à vivre, a dit l’entraîneur pour expliquer cette effusion. La route est pleine de petits succès, on progresse.

«Mais atteindre le championnat mondial, c’est un peu le sommet de la montagne pour nous.»

Sa première victoire en championnat du monde, c’était en 2009, lorsque Jean Pascal avait battu Adrian Diaconu pour le titre des mi-lourds du World Boxing Council (WBC).

«Je m’en rappelle comme si c’était hier, de comment je me sentais. J’avais le feeling d’avoir atteint le but ultime. J’avais peur par la suite de perdre cette émotion, ce rêve de m’accrocher à quelque chose. Par après, je me suis rendu compte que c’était juste une opération à répéter avec chaque boxeur.»

Le retour de Lemieux et l'arrivée... d'Eleider Alvarez?

Le 16 décembre prochain, Ramsay tentera d’aider David Lemieux à redevenir champion du monde, quand le Lavallois affrontera Billy Joe Saunders. Lemieux avait mis la main sur la ceinture des poids moyens de l’IBF en battant Hassan N’Dam en 2015. Quelques mois plus tard, il  perdait cette ceinture aux mains du redoutable Kazakh Gennady Golovkin dans un combat d’unification très médiatisé au Madison Square Garden de New York.

«Cette fois, c’est aussi important que ce l’était la dernière fois, peut-être même plus pour prouver qu’on est encore capable de le faire.»

Pascal, Lemieux, Beterbiev... et Eleider Alvarez? Ramsay a fait une promesse au Colombien quand il l’a pris sous son aile.

«Quand je l’ai repêché en 2007 à Chicago, je lui ai fait la promesse que j’étais capable de l’apporter jusqu’à un combat de championnat du monde. Je compte tenir ma parole.»