Benoit-Olivier Groulx

Photo : Benoit-Olivier Groulx Crédit : John Morris / Agence QMI

LHJMQ

Benoit-Olivier Groulx est tombé dans la marmite quand il était petit

Publié | Mis à jour

Comme on peut le dire, Benoit-Olivier Groulx est tombé dans la marmite quand il était petit. Élevé dans le monde du hockey, il figure parmi les patineurs québécois les plus expérimentés sur la scène internationale invités à la série Canada-Russie. Tout ça, avant l’âge de la majorité.

Le pedigree hockey de l’attaquant des Mooseheads de Halifax est impressionnant. Invité à représenter les étoiles de la LHJMQ face aux Russes à Charlottetown et Moncton, il est l’un des rares patineurs avec une fiche truffée de nombreux tournois internationaux.

Malgré ses 17 ans, Groulx a déjà porté l’uniforme du Canada à trois occasions dans sa jeune carrière, tout comme Joe Veleno. En février 2016, il avait gagné la médaille d’argent aux Jeux olympiques de la jeunesse à Lillehammer. Depuis, il a participé au Championnat mondial des moins de 17 ans. Et il a ramené l’or d’Europe en août au tournoi commémoratif Ivan Hlinka chez les moins de 18 ans.

Parmi les étoiles du Québec, seul Maxime Comtois possède une plus longue feuille de route dans le programme national.

«J’ai la chance d’avoir vécu plusieurs expériences avec Hockey Canada. Je sais c’est quoi jouer avec les meilleurs joueurs de ma catégorie. Je peux mieux m’adapter avec les plus vieux, a indiqué Groulx, avant son premier match contre les Russes mardi. Ces expériences ont fait en sorte que je suis plus mature et elles ont amélioré mon jeu.»

Rareté

Comme cette série Canada-Russie s’inscrit dans le processus de sélection de la formation nationale en vue du Championnat du monde junior, Groulx a sursauté quand il a su qu’il avait reçu une invitation. Les attaquants de 17 ans dans la formation junior canadienne sont rares, très rares.

Sachant pertinemment bien que ses chances sont très minces de recevoir un carton d’invitation pour se présenter au camp de sélection final à St. Catharines dans un mois, il veut néanmoins planter son drapeau pour l’an prochain.

Bourré de talent, intelligent sur la glace et efficace dans les trois zones, l’attaquant de 6 pi 1 po et 190 livres ne changera pas son style de jeu. Il désire copier ce qu’il accomplit avec Maxime Fortier et Filip Zadina à Halifax. S’il rivalise face aux meilleurs défenseurs dans la LHJMQ, il doit en faire tout autant contre ceux de la machine rouge.

«J’ai été choisi dans l’équipe en raison de ce que je suis capable d’apporter sur la patinoire. Il n’est pas question pour moi de dévier de mon style. Je veux contribuer à ma façon. C’est un bon défi et je veux le relever. Il me donnera le bagage nécessaire pour l’an prochain.»

La valse des rendez-vous

Le nom de Groulx n’est pas à refaire dans le monde du hockey. Papa est passé par le circuit québécois sur la patinoire et a fait carrière derrière le banc des Olympiques de Gatineau durant 13 ans.

À ce moment, haut comme trois pommes, Benoît-Olivier déambulait dans les coulisses du « Vieux Bob » et baignait dans la potion d’excellence des Piques. L’équipe n’avait plus de secret pour lui jusqu’à ce que son paternel fasse le saut dans la Ligue américaine derrière le banc du club-école du Lightning de Tampa Bay.

Au printemps passé, il l’a rejoint à Syracuse durant la longue route du Crunch vers la finale de la Coupe Calder. Il a baigné dans une nouvelle marmite, celle des pros. Il en est revenu transformé à sa façon. Son entraîneur à Halifax, Jim Midgley, a noté la différence. Plus fort physiquement et plus attentionné à ses tâches.

À son année d’admissibilité à l’encan de la LNH, Groulx attire évidemment l’intérêt des dépisteurs. Il en a déjà rencontré plusieurs. Mais le Lightning de Tampa Bay ne s’est pas encore pointé le bout du nez. Ce n’est qu’une question de jours, le rendez-vous est à l’horaire en début de semaine prochaine.