Artur Beterbiev

Photo : Artur Beterbiev Crédit : Sébastien St-Jean / Agence QMI

Boxe

«Le plus gros combat de ma carrière» - Artur Beterbiev

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Depuis qu’il a quitté les rangs de l’équipe nationale de la Russie, Artur Beterbiev rêve au moment qui l’attend samedi soir en Californie: un combat de championnat du monde. Même s’il est grand favori pour l’emporter, le Montréalais d’origine tchétchène garde les deux pieds sur terre.

Joint par «Le Journal de Montréal», Beterbiev (11-0-0, 11 K.-O.) n’est pas du style à pavoiser. Il veut que son travail soit effectué dans le ring avant de parler d’une conquête ou de ses projets d’avenir.

«C’est le plus gros combat de ma carrière, a affirmé Beterbiev lors d’une entrevue téléphonique. Je suis en grande forme et je suis pleinement concentré sur mon objectif. J’ai l’intention de démontrer toutes mes habiletés lors de ce duel.»

Même s’il n’en sera qu’à son 12e combat chez les professionnels, le puissant cogneur est le grand favori pour vaincre facilement l’Allemand Enrico Koelling (23-1-0, 6 K.-O.). Un rôle dans lequel il semble confortable.

«Pour être honnête, je ne pense pas à ces choses-là, a indiqué Beterbiev. Je ne me laisse pas déranger par les éléments extérieurs à mon combat de samedi. Après tout, je ne suis pas un petit nouveau dans le monde de la boxe. Rien ne pourra me faire perdre ma concentration sur mon objectif ultime. C’est la même chose que d’habitude.»

Son entraîneur Marc Ramsay estime que cette étiquette ne met aucune pression supplémentaire sur les épaules de son protégé.

«Artur est très froid par rapport à cela, a-t-il affirmé. Il sait qu’il a un boulot à accomplir avant de pouvoir festoyer.»

Si Beterbiev soulève la ceinture IBF des mi-lourds, il deviendrait le troisième boxeur de Ramsay à être sacré champion du monde après Jean Pascal (2009) et David Lemieux (2015).

Un adversaire compliqué

Plusieurs observateurs et amateurs s’attendent à un knock-out rapide de Beterbiev, qui semble dans une autre ligue que celle de Koelling. Cependant, l’entraîneur du pugiliste de 32 ans met tout le monde en garde.

«C’est un adversaire qui possède une très bonne défensive et le duel pourrait durer plus longtemps que les gens peuvent le penser, a dit Ramsay. Koelling est très fermé et Artur devra trouver des angles pour l’atteindre tout en se protégeant.»

«Mon boxeur respecte toujours ses adversaires et il ne veut pas de cadeaux.»

La classe de Top Rank

Cette semaine, Beterbiev est dans une position particulière. Il sera en action dans un gala où il n’a pas de contrat avec le promoteur qui présente la carte.

On se souvient que Top Rank a mis la main sur les droits du combat lors d’un appel d’offres tenu en juillet dernier. Bob Arum et son équipe cherchaient avant un duel de qualité pour le diffuser sur les ondes du réseau ESPN, avec qui ils ont récemment conclu une entente faramineuse.

«On a été accueilli en rois depuis notre arrivée, a mentionné Ramsay. Ce n’est pas la première fois que je vois la classe de cette organisation. C’est toujours rodé au quart de tour et il n’y a jamais place à l’improvisation.»

«Brad Goodman et Carl Moretti sont deux excellents hommes de boxe et c’est plaisant de travailler avec eux.»