Lutte

Le jour qui changea l’histoire de la lutte Partie 2

Le jour qui changea l’histoire de la lutte Partie 2

Patric Laprade

Publié 09 novembre 2017
Mis à jour 09 novembre 2017

Le 9 novembre 1997, 20 593 personnes entassées au Centre Molson furent témoins non seulement d’un changement de direction au sein de la WWF, mais aussi d’une page d’histoire de la lutte professionnelle et par la bande, d'une page de plus à la déjà très riche histoire de la lutte à Montréal.

En cette journée de 20e anniversaire, je vous propose deux articles sur le sujet. Le premier, publié hier, revient sur les événements qui ont précédé ce fameux combat et sur le combat comme tel, permettant de se remettre en contexte afin de mieux comprendre ce qui s’est déroulé. Celui d’aujourd’hui reviendra sur les événements qui ont immédiatement suivi le match et qui le suivront pour des années à venir.

L’action reprend donc où on l’avait laissée hier.

Le match vient de se terminer. Bret Hart réalise ce qui vient de se dérouler. Il se relève aussitôt et se dirige vers le côté de l’arène où est situé Vince McMahon.

Sans penser, de façon instinctive, il crache carrément au visage de Vince, une scène qui sera jouée et rejouée au cours des 20 dernières années.

«J’ai entendu quelqu’un ordonner de sonner la cloche et c’était Vince. C’est là que j’ai compris que je venais de me faire avoir», raconte avec amertume Hart dans Wrestling with Shadows.

Tout devient plus clair pour Hart. McMahon n’était pas demeuré aux abords de l’arène pour rien. Il devait coordonner le tout étant donné que très peu de gens étaient au courant. D’ailleurs, à ce sujet, seuls McMahon, Brico, Vince Russo, Sgt. Slaughter, Earl et Dave Hebner ainsi que Triple H étaient au courant du plan. Jim Ross et Pat Patterson, malgré leur rang dans la compagnie, ont toujours nié avoir été au courant de ce qui se tramait.

«C’était un ami, Earl Hebner. Il s’est fait ordonner d’agir ainsi quelques minutes avant d’entrer dans l’arène. Je ne le blâme pas. Son travail était en jeu malgré qu’il m’ait promis de me protéger la veille», philosophera Bret des années plus tard.

«Est-ce que j’aurais fait la même chose ? Probablement. T’as pas le temps de réfléchir et c’est ça ou tu perds ton travail. Bret avait un gros contrat qui l’attendait, pas les arbitres», affirme Jimmy Korderas, ancien officiel pour la WWE, qui était aussi présent à Montréal ce soir-là.

«J’ai donné un coup de coude à mon collègue commentateur Jean Brassard et je lui ai dit qu’il venait de se faire avoir», confie Raymond Rougeau.

Même si Chyna et Rick Rude faisaient aussi partie de la DX, les seuls qui étaient descendus vers l’arène dès le combat terminé étaient Triple H et Gerry Brisco, la personne assignée par McMahon pour ramener Michaels en arrière en toute sécurité. Brisco dirige Michaels vers la rampe, lui dit de soulever sa ceinture et d’entrer le plus vite possible en coulisse. On veut éviter à tout prix deux choses: une altercation avec Bret et une émeute.

Puis, le reste de la Hart Foundation, c’est-à-dire le frère de Bret, Owen, ainsi que ses deux beaux-frères, Davey Boy Smith et Jim Neidhart (le père de Natalya) viennent le rejoindre et surtout le calmer.

Le Centre Molson est quant à lui sous le choc. Un silence malaisant comme j’en ai rarement vécu un.

«Quand Bret s’est mis à détruire le matériel et à dessiner les lettres W - C - W dans les airs, il n’y avait plus de doute que nous venions de voir quelque chose qui sortait de l’ordinaire», rappelle le fondateur de la NCW, François Poirier, qui était assis dans les premières rangées comme simple spectateur.

Earl Hebner lui?

Dès le combat terminé, il avait eu la consigne de quitter le plus rapidement possible l’amphithéâtre, alors que son frère jumeau Dave l’attendait dans une voiture. Rendu à l’hôtel, un billet d’avion l’attendait pour qu’il retourne chez lui. Il n’était pas question qu’il demeure au Canada pour la balance des enregistrements.

De retour dans les vestiaires, Hart est furieux. Les choses vont vite dans sa tête. Il essaie de savoir qui était au courant, qui était dans le coup. Il croise Pat Patterson qui lui dit qu’il n’avait rien à voir là-dedans. Patterson tiendra les mêmes propos dans son autobiographie publiée 19 ans plus tard.

Michaels tient le même discours, mais dans son cas, l’histoire montrera qu’il mentait. Six ans plus tard, lors de l’émission WWE Confidentials sur les ondes de Spike TV, la vérité sortait enfin. En 2011 sur le DVD Greatest Rivalries: Shawn Michaels vs Bret Hart, Michaels se disait rongé par la culpabilité et aucunement fier de ce qu’il avait fait. Lorsque Jim Ross lui demande si c’était le point le plus bas de sa carrière, il répond : «Facilement!»

Deuxième finale de la soirée : Bret vs Vince
Après que Vince fut sommé d’aller s’excuser, entre autres par l’entremise de l’Undertaker qui était furieux de ce qui venait de se produire, Vince alla présenter ses excuses à Bret, lui soulignant qu’il ne pouvait pas prendre la chance que Bret quitte vers la WCW avec le titre de la WWF en sa possession, ce qui aurait pu tuer sa compagnie. Après une discussion assez intense entre les deux, Bret demande à Vince de quitter, ce qu’il ne fait pas.

«J’ai entendu crier au travers de la porte, j’avais croisé Vince qui y entrait en quittant le vestiaire. On nous avait dit de rester proche juste au cas», raconte le Québécois Luc Poirier, qui luttait ce soir-là sous le nom de Sniper.

C’est alors que l’inévitable se produit, quelque part dans le vestiaire du Canadien.

«Vince est rentré dans ma main et j’ai frappé aussi fort que je pouvais. C’était la seule chose à faire, un coup et laisser-aller. Un jugement à la Stu Hart», confie Bret Hart dans Wrestling with Shadows.

Si McMahon avait raison d’aller s’excuser, il avait tort dans l’explication donnée. En effet, à compter de ce jour-là, McMahon racontera que sa décision était basée sur la crainte que Bret se présente le lendemain du Survivor Series à Nitro, avec la ceinture de la WWF. Un scénario tout à fait impossible pour la seule et bonne raison que le contrat d’Hart n’était pas encore terminé. Il ne se terminait que le 30 novembre. Donc Bret ne pouvait débuter à Nitro avant le 1er décembre. Et la WWF l’aurait tout simplement poursuivi. C’est encore plus impossible de penser que la ceinture aurait été présentée sur les ondes de TNT, car les deux compagnies avaient eu leurs démêlés avec ce genre de situation (la WWF avec le titre de Ric Flair et la WCW avec celui de Madusa) et Eric Bischoff savait très bien qu’il se ferait poursuivre. Au pire, Bischoff aurait pu annoncer dès le 10 novembre qu’il avait signé Hart, mais ce dernier lui avait demandé de ne pas le faire et Easy E avait accepté.

Malgré ce non-sens, c’est l’histoire qui est encore aujourd’hui perpétuée à la WWE, au point que certains y croient dur comme fer.

Plusieurs scénarios de lutte ont depuis voulu se vendre comme étant des moments qui allaient changer la lutte pour toujours, mais en réalité, rien ne pourra jamais venir remplacer ce soir de novembre 1997 à Montréal comme étant LE soir où l’histoire de la lutte a changé pour toujours.

«Un des plus grands lutteurs et le plus grand promoteur de lutte de tous les temps qui nous disent en pleine télévision durant leur programme régulier que ce qu’on voit chaque semaine, ce n’est pas pour vrai? Pour moi, c’est la raison pourquoi c’est un moment si important, car il y avait plusieurs fissures dans la façade, mais là, c’est le coup de grâce qui a tout simplement fracassé le secret de la lutte aux yeux de la planète toute entière. L’ère du kayfabe est morte ce jour-là!», explique l’ancien lutteur Lance Storm dans Survival of the Hitman.

La situation crée également un effet domino sur plusieurs membres de la WWF.

Bret tenait à ce que ses amis le suivent. Jim Neidhart complète son mois et quitte la WWF. Davey Boy Smith, déjà aux prises avec ses propres guerres, lui qui s’était fait promettre de garder son titre européen face à Michaels deux mois auparavant en Angleterre, quitte immédiatement après le Survivor Series. Il lui en coûte même 100 000$ pour se sortir de son contrat. Hart leur obtient chacun un contrat avec la WCW et les deux débuteront en janvier 1998. Mick Foley est tellement abasourdi qu’il boycotte le Raw du lendemain. Il sera par contre de retour le surlendemain. Pour ce qui est d’Owen, il boude les deux prochains enregistrements de Raw, mais la WWF refuse de le laisser partir, même s’il n’était pas heureux de la tournure des événements et qu’il serait parti s’il avait pu. On renégocie son contrat, passant de 250 000$ à 400 000$, on lui promet le titre européen de Michaels et aussi que ce dernier perdra contre Owen dans une future tournée canadienne. Mais dans les faits, Michaels utilise son pouvoir pour que Triple H devienne le champion européen et en janvier 1998, Michaels subit sa blessure au dos qui le mettra au rencard pendant de nombreuses années.

Le méchant patron M. McMahon sauve la WWF
Toujours suite à ces incidents, McMahon quitte officiellement son poste de commentateur. Une semaine plus tard, il donne une entrevue à Jim Ross où il partage sa vision des choses et où il dit la phrase maintenant rendue célèbre: «Bret screwed Bret», Bret s’est fait avoir lui-même. Évidemment, il n’en fallait pas moins pour que les amateurs d’un peu partout, mais surtout au Canada, se mettent à scander «You screwed Bret» à chaque fois qu’ils voyaient Vince, Michaels ou même Hebner. Vers la fin de l’année, McMahon devient ce méchant patron, Monsieur McMahon, que tout le monde déteste et il débute sa rivalité avec «Stone Cold» Steve Austin. Cette rivalité permettra à la WWE de reprendre vie.

Dans les six mois précédant le Survivor Series de 1997, la WWF avait réussi à obtenir des cotes d’écoute d’au moins 3.0 pour son émission du lundi soir à seulement trois reprises. À compter du 10 novembre 1997 Raw tomba sous la barre des 3.0 qu’une seule fois. Dans les six mois qui suivirent cet incident, la WWF mettait fin à plus de 80 semaines de domination consécutive. Le 26 mars 2001, moins de quatre ans après le Survivor Series de Montréal, la WCW fermait boutique, achetée par nulle autre que sa rivale, la WWF. Aujourd’hui, maintenant cotée à la bourse, la compagnie vaut plus d’un milliard et demi en dollars américains.

«Je ne veux pas dire que le Montreal Screw Job a sauvé la WWF, mais ce fut l’une des choses qui a permis la réémergence de la compagnie, principalement parce que Vince McMahon est devenu un excellent heel», ajoute Korderas. Cet incident a changé la lutte et permis de ramener la WWE en position de numéro 1 de l’industrie et de faire de Vince le plus grand vilain de tous les temps.»

En rétrospective, Hart n’avait peut-être pas raison de ne pas vouloir perdre à Montréal, Bret n’a jamais eu la considération qu’ont eue d’autres athlètes canadiens de l’époque, tels que les Wayne Gretzky, Mario Lemieux, Patrick Roy ou Jacques Villeneuve. Et, probablement à cause de la barrière linguistique, Bret n’était pas aussi populaire au Québec que dans les autres provinces canadiennes. En fait, si une province du Canada avait pu être choisie pour que Bret perde la ceinture, le Québec était l’endroit rêvé, car il n’a jamais été une attraction spectaculaire au guichet et n’a jamais été aussi populaire qu’un Vachon ou qu’un Rougeau. Par contre, aujourd’hui, les amateurs l’ont adopté comme l’un des leurs à cause de ces tristes événements.

Tout de même, cette fin est venue sauver un événement qui ne cassait rien. Avant que la finale du Survivor Series de 1997 ne commence, rien ni personne ne pouvait penser que ce serait un événement si mémorable. Le spectacle était tombé quelque peu à plat, mis à part un match entre Kane et Mankind (Mick Foley). Il s’agissait malgré tout d’un événement que les gens voulaient voir, comme en font foi les 250 000 achats sur la télé à la carte – plus que WrestleMania cette année-là – de même que les recettes de 447 284$, un record pour Montréal à l’époque.

Bret et la WCW, un mariage difficile
Bret Hart rejoint finalement la WCW et y connaît deux années difficiles jalonnées par le décès de son frère Owen Hart dans un tragique accident à la WWF et par plusieurs blessures. À sa toute première présence en décembre 1997, on lui fait revivre les événements douloureux du mois précédent alors qu’il est cette fois-ci l’arbitre qui décide de faire sonner la cloche trop tôt dans le match tant attendu entre Hulk Hogan et Sting. Mais cette fois-ci la chose n’est pas réelle et les amateurs le font sentir.

D’ailleurs, des mises en scène tournant autour du screw job seront répétées plus d’une fois. Que ce soit No Way Out 2003 avec Sylvain Grenier comme arbitre ou la fois où la musique de Bret Hart s’est fait retentir au Centre Bell pour voir Shawn Michaels y sortir, Montréal était devenue la cible idéale.

La WCW démontrant tout le savoir-faire qui allait conduire à sa perte ne tente même pas d’utiliser cette acquisition et la publicité entourant le départ de Bret pour ouvrir le marché canadien.

«Ils auraient dû en profiter pour faire des tournées au Canada, mais ils faisaient tellement de bonnes affaires en 1998 aux États-Unis que l’idée ne leur a probablement pas traversé l’esprit», explique Dave Meltzer.

«Ils n’ont jamais cru au Canada comme un marché viable. D’ailleurs, exception de quelques cartes à Toronto et à Vancouver, la WCW n’a jamais tenté d’y présenter des événements», ajoute Greg Oliver de SLAM! Wrestling, alors que pourtant, le Canada fut historiquement une partie importante du plan d’affaires de la WWE.

La carrière de Hart est écourtée à la fin de l’année 1999, due à une commotion cérébrale subie face à Goldberg. Après sa retraite forcée en 2000, il perdra tour à tour sa mère, son père et son beau-frère, Davey Boy Smith. Comme quoi les malheurs n’arrivent jamais seuls, Bret subit un anévrisme au cerveau en 2002 alors qu’il roule en vélo et vient à deux doigts d’y laisser sa vie.

«Vince m’a appelé après mon anévrisme et il m’a proposé de faire l’anthologie DVD dont nous avions si souvent parlé. Ce fut un moment important pour que nous puissions recoller les morceaux de notre relation. C’est ce que je voulais!», dévoile le principal intéressé dans Survival of the Hitman.

En 2005, la WWE affiche fièrement une photo de Vince et de Bret qui se serrent la main alors que Bret vient de débuter le travail sur son anthologie DVD. En 2006, il est intronisé au temple de la renommée de la WWE, mais refuse de se présenter le lendemain soir lors de Wrestlemania pour être présenté à la foule comme le veut la tradition. Bret Hart se consacre ensuite à l’écriture de son autobiographie.

«Écrire sa vie et la décortiquer comme je l’ai fait dans mon livre, c’est très thérapeutique. Montréal, en perspective face à des événements comme mon accident, l’affaire Benoit et la mort d’Owen, c’est finalement quelque chose d’insignifiant», confie-t-il candidement dans Survival of the Hitman.

C’est finalement le 4 janvier 2010 que Bret fait son retour à la WWE à titre d’animateur invité.

«C’était le temps de pardonner. De prendre cette chose négative et d’en faire une chose avec laquelle nous pouvions nous amuser», avoue Hart. J’avais tellement peur de la réaction de la foule, d’avoir été oublié. Ce fut un moment très spécial, car j’ai longtemps pensé que je ne ferais plus jamais mon entrée sur cette rampe avec ma musique. Puis soudainement, j’ai eu l’impression d’avoir été parti douze minutes et non douze ans. »

Dans son blogue sur Facebook, Bret Hart confie que sa rencontre avec Shawn Michaels dans l’arène ce soir-là était leur vraie première rencontre depuis Montréal.

«Il est important de mentionner que malgré que nous nous sommes vu Shawn et moi dans l’après-midi quelques instants, notre confrontation dans l’arène était réelle et sincère des deux côtés. Je peux finalement dire que j’ai fait la paix avec lui dans ce qui a été une longue, épuisante et parfois inutile guerre de personnalités.»

Un moment important pour les deux hommes afin d’éviter que leurs carrières soient pour toujours entachées et définies par les événements survenus à Montréal. Shawn lui-même avouait après Wrestlemania 26 alors qu’il annonçait sa retraite, combien le pardon de Hart était important pour lui.

«J’ai fait de sa vie un enfer à une certaine époque et je lui serai éternellement reconnaissant de m’avoir accordé son amitié à nouveau», disait celui qui est depuis plusieurs années un «born-again Christian».

Après douze ans, le «Hitman» reçoit finalement sa revanche dans un combat contre M. McMahon lors de WrestleMania 26.

«Pour ce qui est de Wrestlemania, il m’est impossible de décrire tous les sentiments que j’ai vécus en voyant le stade rempli d’amateurs. Je sais que ce n’est pas ma plus grande performance. Mais je peux fièrement dire que c’est une de mes victoires les plus glorieuses. Dans ma chaise roulante en 2002 après mon anévrisme, je croyais que ce genre de moment était dorénavant impossible pour moi. J’en suis autant fier que de mes autres accomplissements dans l’arène. C’était vraiment beau de voir toute la famille Hart réunie pour donner la rince que méritait Vince McMahon», racontera Hart sur Facebook.

 

De retour à Montréal
Le retour de Bret Hart au Centre Bell pour la WWE le 10 septembre 2012 deviendra pour sa part le dernier chapitre de cette tumultueuse histoire.

«Depuis que nous sommes revenus à des meilleurs sentiments, je me suis toujours demandé ce qui allait arriver lors de leur prochaine apparition à Montréal. Ils vont certainement penser que c’est une bonne idée de me faire venir à Montréal», explique Hart à l’aube de son retour. «Je ne m’y attendais pas d’une certaine manière et je me demandais si cela n’arriverait jamais, et voilà nous y sommes.»

Bret reçoit une ovation réservée à un héros triomphant dans une province dont la devise est bel et bien «Je me souviens».

«Je ne crois pas que la WWE pensait que la réaction serait aussi forte. Comme vous voyez, j’avais une meilleure conception de la réaction des amateurs que de celle de la WWE. Mais je suis reconnaissant à la WWE de m’avoir invité à le faire, ce fut très satisfaisant», expliqua-t-il après l’événement qui mit un point final à la longue saga du Montreal Screw Job.

Ironiquement, Bret Hart est certainement plus populaire à Montréal aujourd’hui qu’il ne l’était en 1997.

Dave Meltzer écrivait ceci dans la semaine qui a suivi les événements de Montréal: «Cet événement sera reconnu comme étant la fin de combat la plus connue de l’histoire de la lutte professionnelle moderne. Dans 20 ou 30 ans, cette histoire, plus que n’importe quel lutteur ayant changé de promotions, plus que n’importe quel décès et plus que n’importe quel record d’assistance et de recettes sera remémorée par tous ceux qui l’ont vue en direct et sera vue comme légendaire par tous ceux qui en auront entendu parler plus tard. »

Nous sommes maintenant 20 ans plus tard et il ne pouvait miser plus juste.

Oh, et en passant, pour tous ceux et celles qui croient que toute cette histoire faisait partie d’un scénario, d’un plan à long terme dans lequel Bret Hart était impliqué, un «work» comme on dit dans le jargon, et bien vous vous trompez. Un point, c’est tout.

Bret et Shawn parlent de la situation pour la première fois (en anglais)

Bret vs Vince – 13 ans d’attente

J’aimerais remercier mon collègue et auteur Bertrand Hébert d’avoir contribué à ces deux articles.

Pour me joindre, vous pouvez le faire via mon adresse courriel au patric_laprade@videotron.ca, sur Facebook ou sur Twitter avec l’aide du mot clic #LutteTVASports