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Patinage

Christopher Fiola, le patineur rusé

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Il est jeune et il vivra un jour de ses aptitudes dans des épreuves individuelles, mais Christopher Fiola excelle pour l'instant dans un jeu du chat et de la souris qui pourrait lui rapporter gros.

Le patineur de vitesse longue piste de 21 ans tente son coup dans l'épreuve du départ groupé, dont le premier des trois actes de la Coupe du monde cet automne se jouera à Heerenveen, samedi.

«Je suis parmi les négligés et c'est un atout pour moi parce que les autres patineurs ne me considèrent pas comme une menace. Je vais être moins surveillé et ça pourrait me donner l'avantage de demeurer derrière le peloton et n'avoir personne derrière moi lorsque je voudrais lancer une attaque», nous dit cet athlète drôlement allumé et originaire du quartier montréalais Hochelaga-Maisonneuve.

Priorité aux sprints intermédiaires

Le départ groupé, qui fera son entrée comme discipline olympique à Pyeongchang, lance ses concurrents dans une course de 16 tours. En finale, les trois premiers entrés à la ligne montent sur le podium et récoltent de généreux points pour leur classement individuel de la saison, mais des points sont aussi disponibles lors de sprints intermédiaires aux quatrième, huitième et 12e tours.

En raison de ses aptitudes reconnues pour le sprint, comme le révèle son record personnel de 34,86 s au 500 m, Fiola s'intéressera surtout aux points à l'enjeu lors de ces trois épisodes à chaque course. Son but avoué consiste à participer à la finale des 16 patineurs à chacune des trois Coupes du monde qui présentera cette épreuve (Heerenveen, Calgary et Salt Lake City), avec comme récompense ultime une participation aux Jeux olympiques s'il se situe parmi les 16 premiers au classement général le 10 décembre.

«Je sais que plusieurs patineurs vont viser comme moi les sprints intermédiaires et ce sera plus difficile d'aller les chercher. Il y aura aussi plus de participants parce que c'est l'année des Jeux et qu'ils voudront se qualifier. Mais j'ai l'assurance d'avoir un bon sprint et il n'y a pas de gars qui font dans les 34 secondes au 500 m, alors je pense que c'est un atout par rapport aux autres», croit le Québécois, engagé dans cette épreuve avec Olivier Jean.