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Verra-t-on le bon vieux Jean Pascal?

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Jean Pascal s'est mis au travail il y a plusieurs semaines quand il a reçu un appel : il apprenait qu'il allait affronter Ahmed Elbiali.

L'Égyptien invaincu en 16 combats professionnels le dit haut et fort : il veut battre le Québécois pour prouver qu'il mérite sa place dans la cour des grands.

«Ça m'a un peu sonné les cloche, ça m'a réveillé car, hier, c'était moi la jeune recrue qui affrontait Bernard Hopkins pour me faire un nom, a constaté Pascal en entrevue avec TVA Sports, vendredi à l’entraînement. Je suis à une étape charnière de ma carrière.

Pascal, qui pourrait prendre sa retraite après le combat, peu importe l’issue, sait qu'il devra arriver à Miami bien préparé s'il souhaite causer la surprise le 8 décembre prochain.

Avec son entraîneur Stéphan Larouche, il a convenu de revenir à son ancienne recette, celle qui lui a permis de connaître du succès.

«Travail, discipline et revenir à ce que je faisais bien, c'est-à-dire attaquer. Mes récents combats, j'étais trop sur la défensive. [Larouche] essaie de me faire revenir à l'ancien Jean Pascal des années de Carl Froch, celui qui lançait beaucoup de coups de poings.»

De l'essence dans le réservoir

Mais est-ce possible, à 35 ans, de redevenir le Jean Pascal d’il y a près de 10 ans? Pascal et Larouche sont convaincus, de concert, qu’il reste de l’essence dans le réservoir de l’ancien champion du monde.

«Pourquoi ne continuerais-je pas? Je ne suis pas affecté physiquement ni mentalement, j'ai encore le goût et j'ai encore du gaz dans la tank», a assuré le boxeur.

«Jean, c'est un vrai pro et sa machine est à on, il est surprenant... Sa machine est à on depuis un bon bout», note pour sa part Larouche.

«Il a encore ben plus de gaz que ce qu'il nous montre dans un ring. Et c'est ça notre défi, c'est de mettre du gaz. Il a donné 25-30 coups de poings contre Alvarez.»

Et ce combat contre Eleider Alvarez, Pascal l’a perdu sur décision majoritaire au Centre Bell à Montréal en juin dernier. Cette fois, pour l’emporter et, hypothétiquement quitter dans la gloire, le Québécois devra en donner plus.