Sports amateurs

Un cruel manque de financement

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Les skieurs québécois occupent peut-être bien la première place sur le podium mondial depuis une décennie, mais la tendance pourrait prendre fin si le financement continue de manquer à l’appel.

C’est à la place Forzani de Laval que Ski alpin Québec tient son 23e gala de la rencontre au sommet, mercredi, pour encourager le développement du talent d’ici. Un événement de financement d’une importance capitale pour les athlètes de chez nous.

« On est dans un sport où il n'y a pas beaucoup d'argent. C'est triste, mais c'est comme ça. Les gens ne regardent pas tant le ski, comparativement au hockey et à des trucs comme ça. C'est dommage, mais c'est grâce à des événements comme ça que la Fédération peut nous encourager », de lancer Valérie Grenier, qui fait partie de l'équipe canadienne de ski alpin depuis 2015.

Faire beaucoup avec peu

C'est d'ailleurs quand on compare aux grandes puissances européennes qu'un tel événement prend tout son sens. Mikael Kingsbury, qui domine les compétitions mondiales de bosses depuis six ans, est le premier à bien vouloir le rappeler.

« Nous autres, on est comme «Moneyball». Nous sommes les A's d'Oakland! En fait non, peut-être pas [...] mais on a beaucoup, beaucoup de talent! »

« Puis... c'est plate à dire, mais oui, le sport n'a pas assez d'argent. Ça prend plus d'argent. Avec plus d'argent, bien, on peut développer encore plus de talents. Puis on peut être encore plus forts. »

Et pourtant, l’équipe canadienne de ski acrobatique, une équipe constituée à 100% de Québécois et Québécoises, occupe depuis plus de 10 ans le premier rang mondial.

« En général, au Québec, dans tous les domaines, on fait beaucoup avec peu. Dans le cinéma, c'est la même chose. Le talent de tout le personnel cinématographique québécois est reconnu partout. On réussit toujours à faire beaucoup de choses avec peu », lance Jean-Luc Brassard, qui a connu une brillante carrière qui s’est déployée sur 12 ans.

Mais encore faut-il se donner les moyens de rester au sommet.

« Ça, c'est le phénomène d'émulation. Regardez les années de Patrick Roy. À un moment donné, dans la Ligue nationale, il n'y avait que des gardiens québécois! Pourquoi? Parce qu'il y avait un Patrick Roy qui a montré que c'était possible de le réaliser. Le nombre de jeunes chanteuses qu'on a ici à cause d'une Céline Dion prouve que c'est possible d'y arriver », renchérit-il.

Or, les Patrick Roy et Céline Dion vous diront sans doute que pour y arriver, ça prend des moyens. D'où l'importance du gala de mercredi soir.