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Crédit : AFP

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Pause de GSP: couteau à deux tranchants

Publié | Mis à jour

Durant ses quatre années loin des octogones de l’Ultimate Fighting Championship (UFC), Georges St-Pierre a pris du temps pour se ressourcer sur les plans mental et physique. Il croit être maintenant prêt à renouer avec la compétition de haut niveau.

Une question est sur toutes les lèvres depuis plusieurs semaines : est-ce que sa longue pause l’affectera dans sa prestation contre le champion Michael Bisping le 4 novembre ?

Oui et non. Tout d’abord, durant la pause de St-Pierre, Bisping a disputé neuf combats durant lesquels il en a profité pour mettre la main sur le titre des poids moyens (185 lb). Les réflexes du champion pourraient être plus aiguisés que ceux de son aspirant, notamment lors des premières minutes de l’affrontement. De plus, un combat est souvent une question de rythme et on peut se demander comment St-Pierre fera pour imposer le sien face à un adversaire plus imposant que lui.

Après quelques minutes, il pourrait réussir à le faire, mais il devra trouver une façon d’amener Bisping au sol. Si les deux combattants tentent d’échanger debout, il est raisonnable de penser que ce sera à l’avantage de l’Anglais, qui maîtrise bien la boxe et le karaté.

Libéré de la pression

D’un autre côté, que St-Pierre ait décidé de s’éloigner de l’UFC pendant quelques années pourrait l’aider. Quand il a annoncé son retrait après sa victoire contre Johny Hendricks, le stress était en train d’avoir le dessus sur lui. Il a profité de sa pause pour faire du ménage dans sa tête, mais aussi pour trouver des outils pour l’aider à mieux gérer cette partie de sa personnalité.

La semaine prochaine, ce n’est pas lui qui aura toute la pression sur les épaules lorsqu’il entrera dans l’octogone au Madison Square Garden. On peut penser qu’il savourera ce moment.

«Ma pause a été bénéfique sur les plans mental et physique, a souligné St-Pierre lors de son entraînement plus tôt cette semaine. Je suis heureux et je vis dans le moment présent.

«Ce n’est pas comme si j’avais hâte que ce soit fini. Il n’y a pas un autre endroit où j’aimerais être en ce moment.»

Par contre, la bataille contre le stress n’est pas encore gagnée.

«Je suis aussi fou qu’avant et j’y pense depuis quatre ans, a ajouté GSP. Je ne vais pas gagner ce combat en raison de ce que j’ai fait durant le dernier camp d’entraînement, mais bien par la somme de tout ce que j’ai fait durant ma vie.»

La fameuse rouille

Bien malin qui peut prédire les premières réactions de St-Pierre dans son duel contre Bisping. Même lui ne sait pas à quoi s’attendre.

«Ça fait quatre ans que je n’ai pas compétitionné, a-t-il indiqué. Je ne sais pas si je vais être rouillé. Je ne sais pas ce qui va se passer.

«Je vais peut-être me planter, mais je pense que je vais réussir. Je n’ai pas de regrets. Je suis convaincu que je suis très bien préparé.»

Il en fait surtout une affaire personnelle.

«J’ai beaucoup de choses à me prouver dans ce duel, a souligné St-Pierre. Je vais m’arranger pour être fier de moi. Peu importe ce qui va arriver, je serai content de ce que j’ai accompli.»