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Un nouveau projet pour Georges St-Pierre

Publié | Mis à jour

Un nouveau joueur d’envergure dans l’univers des sports électroniques voit le jour à Montréal. L’entreprise Montréal ESports a lancé en grand ses activités, mercredi soir, à son quartier général ayant pignon sur rue sur le boulevard Saint-Laurent.

La communauté québécoise de jeux vidéo compte sur un joueur de grande renommée. Elle a un allié de taille alors que l’ancien champion des poids mi-moyens de l’UFC Georges St-Pierre est le propriétaire et l’image de la nouvelle compagnie.

«C’est un nouveau sport, comme l’UFC l’était à l’époque. J’en vois le grand potentiel. Les jeux vidéo sont les sports du futur. Ils seront aussi importants que le hockey et le football. On ne peut pas arrêter le progrès de la technologie. Elle a tout changé. On est loin du Mario Bros. auquel je jouais à l’époque», a commenté l’athlète de 36 ans, qui remontera dans l’octogone au Madison Square Garden le 4 novembre face à Michael Bisping.

Il a fait une brève pause dans son entraînement intensif pour lancer en quelque sorte ce qui pourrait l’occuper dans son après-carrière, lui qui est persuadé que Montréal ESports découvrira de vrais talents.

«Je m’implique parce que c’est une bonne initiative pour tenir les jeunes occupés. Ils peuvent avoir un objectif dans la vie qui peut leur permettre de rêver», a-t-il expliqué après une petite partie de Street Fighter face au maire de Montréal, Denis Coderre.

«C’est exceptionnel de compter sur cette nouvelle entreprise à Montréal, a indiqué le maire. J’ai vu tout le potentiel des jeux vidéo dans un récent voyage en Chine. Nous entrons dans les grandes ligues.»

Une longue liste d’athlètes

«GSP» s’ajoute donc à la longue liste d’athlètes renommés à investir dans ce domaine. Alex Rodriguez, Magic Johnson, Shaquille O’Neal, Kobe Bryant et Marshawn Lynch ne sont que quelques-uns des grands noms à se lancer dans l’euphorie des sports électroniques.

Pour mener à bien son projet, le directeur général Paul Sen a su s’entourer de partenaires doués et visionnaires. Selon lui, l’industrie des sports électroniques, bien qu’encore embryonnaire au Québec, est vouée à une véritable explosion au fil des prochaines années. La chaîne CNN a même prédit que cette industrie devrait valoir plus d’un milliard de dollars d’ici à 2019. Selon des statistiques, certains tournois attirent plus de spectateurs sur place et en ligne que des grands événements tels que la Série mondiale de baseball et le Final Four de la NCAA.

«Les sports électroniques connaissent une grande vague de popularité. C’est un phénomène planétaire grandissant. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’ils ne créent un véritable buzz au Québec», a-t-il mentionné, mercredi soir, alors qu’il avait regroupé les représentants de la communauté électronique dans ses locaux à l’angle du boulevard Saint-Laurent et de l’avenue des Pins.

Le passionné de jeux vidéo s’affaire à regrouper les meilleurs joueurs de la province. Déjà, il organise des tournois afin de trouver les surdoués. Il vise à recruter plus d’une vingtaine de joueurs âgés de 16 à 25 ans pour les former dans son «académie». L’homme d’affaires espère rassembler les meilleurs pour former des équipes qui participeront aux nombreuses compétitions à travers le monde. Les pros joueront sous le sigle des Grizzlys.

En 2022, les sports électroniques seront une épreuve médaillée aux Jeux d’Asie.