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Éric Gélinas veut profiter de l'ouverture

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La fin de la courte union entre Mark Streit et le Canadien de Montréal signifie simplement que David Schlemko est prêt à quitter le groupe des blessés. Cependant, dans les corridors de la Place Bell, ils sont quelques-uns à suivre le dossier avec grand intérêt.

«Je me suis présenté ici sans contrat. J’ai forcé le Canadien à me garder dans l’entourage de l’équipe. Maintenant, je dois le forcer à franchir la prochaine étape», a déclaré Éric Gélinas lorsque mis au courant du sort que Marc Bergevin avait réservé au défenseur suisse.

«Je veux remonter dans la Ligue nationale [LNH] et forcer l’équipe à me garder là pendant quelques années», a ajouté celui qui, pour l’instant, ne détient qu’une entente de la Ligue américaine.

Bien qu’il porte l’uniforme du Rocket, Gélinas n’a pas raté un match du Tricolore.

Sylvain Lefebvre et ses adjoints lui ont demandé d’épier les moindres faits et gestes de Shea Weber de façon à étudier ses déplacements avec la rondelle, ses prises de décision et son comportement tant en zone offensive qu’en territoire défensif.

En bon élève, Gélinas fait ses devoirs. Cela lui permet également de constater que ça ne va pas sur le flanc gauche de la brigade défensive montréalaise.

Pour lui comme pour d’autres arrières du Rocket, ces carences permettent d’entrevoir une lueur d’espoir et croire à un possible coup de fil de la direction.
«Je ne cacherai pas que, oui, dans un sens, c’est motivant. Si l’équipe était en première position, ce serait plus difficile de s’attendre à des changements», a souligné Gélinas, rappelant toutefois qu’il n’y a que quatre rencontres disputées.

Jakub Jerabek se dit prêt

Malgré les bonnes intentions du Québécois Éric Gélinas, il se pourrait fort bien que Jakub Jerabek soit le premier défenseur gaucher rappelé lorsque Claude Julien aura besoin de renfort.

On se rappellera que l’objectif de son renvoi à Laval était de lui permettre de se familiariser avec le hockey nord-américain.

Après quatre matchs préparatoires, dont trois à Montréal, et une rencontre de saison régulière avec le Rocket, le Tchèque se sent prêt.

«Ce n’est pas à moi de dire si je pourrais aider le Canadien, a soutenu Jerabek. Mais je suis prêt à 100%. Sur la glace, je devais m’habituer aux dimensions de la patinoire et au rythme du jeu. Je devais également savoir quand foncer et quand demeurer en retrait. J’ai déjà trouvé mes repères.»

Un bon premier match

Si Jerabek a pris soin de préciser «sur la glace», c’est qu’il y a tout un autre volet qu’on oublie parfois de prendre en compte dans cette fameuse période d’adaptation : celle de vivre au quotidien en Amérique du Nord.

«Il a dû se trouver un endroit pour vivre, s’acclimater à un nouvel environnement. Il a dû le faire à Montréal, il doit maintenant le faire ici, a rappelé l’entraîneur du Rocket, Sylvain Lefebvre. Son épouse est venue le rejoindre. Ça aide grandement lorsqu’un joueur arrive de l’Europe.»

Et la première impression qu’a laissée Jerabek à son entraîneur et ses coéquipiers, lors de la visite des Senators de Belleville le week-end dernier, donne confiance.

«Il a un talent de passeur. Il a été efficace offensivement. Sur l’un des buts de [Peter] Holland, il a fait un bon jeu. Ses sorties de zone étaient précises. Il n’avait pas l’air d’un gars perdu sur la patinoire. On peut voir qu’il a déjà joué au hockey et qu’il a de l’expérience de haut niveau», a indiqué Lefebvre.