Crédit : AFP

Canadiens

Déjà des questionnements

Déjà des questionnements

Louis Jean

Publié 10 octobre
Mis à jour 10 octobre

La saison n'est pas vieille d'une semaine que déjà plusieurs se questionnent sur les Canadiens de Montréal.

Quelques heures avant l'ouverture locale ce soir, un joueur semblait un peu irrité qu'on questionne autant le lent début de saison et le peu de buts après seulement trois matchs.

Je le comprends parfaitement. L'échantillon est minuscule.

Mais Montréal, c'est Montréal. Les partisans et les médias (je m'inclus dans le lot) sont émotifs et passionnés. Ils amplifient toujours trop les bonnes séquences ou performances de l'équipe.

Et quand ça va mal, on exagère aussi largement l'ampleur du problème. On voit des bobos partout. On veut échanger tous les joueurs, on remet en question la composition de l'équipe, le système, la compétence de la direction, leur vision, etc.

C'est vrai que le camp d'entraînement a laissé un goût amer à plusieurs. Il est aussi vrai qu'après trois matchs, la défensive est inquiétante et l'attaque se fait attendre. Je comprends les partisans de s'inquiéter du manque de buts puisque c'est exactement à la source de l'élimination de l'équipe le printemps dernier.

En parlant à quelques joueurs ce matin, je pouvais voir à quel point ils prennent les choses au sérieux, à quel point tous les efforts sont mis de l'avant pour rétablir la situation rapidement. Personne n'est content du début de saison. Et ce que je n'ai pas vu, c'est du doute.

Les joueurs n'ont pas besoin de lire journaux ou de regarder la télévision pour connaître les attentes qui sont placées en eux. Les joueurs savent très bien qu'à Montréal, c'est tout ou rien.

Dans le cadre de l'émission Lavoie-Dubé lundi, Renaud Lavoie et Dany Dubé ont parlé d'un point extrêmement important: les changements.

Claude Julien est arrivé au mois de février l'an dernier, mais ce n'était pas le moment de changer le système. Pendant la saison morte, il y a eu de gros changements au niveau du personnel sur la glace. On a beau vouloir espérer que tout entre dans l'ordre en claquant des doigts, mais la réalité est que c'est rarement le cas.

Il faut donc respirer par le nez et prendre un peu de recul. Trois matchs ne font pas une saison. Je vous le dit, il est absolument impossible que l'attaque demeure aussi anémique. IMPOSSIBLE.

Les deux prochains matchs avant le voyage dans l’ouest américain seront de bons indicateurs, mais attendons un peu avant d'arriver à quelque conclusion que ce soit. Après 15 ou 20 matchs, on aura une meilleure idée de l’identité du club.