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Coupe Banque Nationale: Alison Van Uytvanck triomphe à Québec

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En début de tournoi, Alison Van Uytvanck n’aurait jamais pensé remporter la Coupe Banque Nationale puisqu’un virus l’avait privée d’une préparation adéquate. Dimanche, pourtant, la Belge a été sans complexe et a conclu sa semaine de rêve avec une brillante victoire en trois manches de 5-7, 6-4 et 6-1 face à Timea Babos, en finale.

C’était un duel entre deux joueuses ayant des personnalités aux antipodes. D’un côté, Babos, une joueuse intense, volubile, expressive. De l’autre, Van Uytvanck qui, bien qu’elle dise travailler énormément pour garder son calme sur le terrain, s’est illustrée par son calme et sa désinvolture tout au long de la compétition.

En fin de compte, dimanche, c’est le calme qui l’a emporté sur la tempête. Après que Babos eut remporté la première manche au compte de 7-5, Van Uytvanck, septième favorite du tournoi, a fait preuve de beaucoup de résilience lors de la manche médiane. Dès le début du set, Babos, après avoir remporté le premier jeu, s’est offert deux balles de bris. La Belge a toutefois résisté aux nombreuses attaques de sa rivale sur ce jeu lors duquel Babos a raté six occasions de briser. Ce fut le tournant du match puisque, deux jeux plus tard, Van Uytvanck réussissait un bris crucial.

«C’était difficile au début, a reconnu la championne qui a eu recours aux conseils de son entraîneur, Alain De Vos, après avoir échappé la première manche. Elle jouait très bien et au début du deuxième set, elle était bien présente. Il y a eu deux jeux tellement longs et ensuite, le match a tourné en ma faveur.»

Une dose de confiance

Van Uytvanck devient ainsi la deuxième Belge à remporter la Coupe Banque Nationale après Kristen Flipkens, qui en avait fait autant en 2012. Il s’agit d’un premier titre en carrière pour la rouquine sur le circuit de la WTA. Elle avait également remporté trois tournois de l’ITF ainsi qu’un autre sur le circuit intermédiaire WTA 125.

D’ailleurs, il s’agit d’une victoire importante pour la raquette de 24 ans, et pas seulement pour le résultat en tant que tel.

«C’est le résultat d’un an d’effort. On avait commencé à Québec l’an dernier et elle avait réussi à se rendre en quarts de finale. On a traversé des moments difficiles puisqu’elle s’est fait opérer au poignet et qu’on a dû ramer un peu. C’est le fruit du travail d’un an qu’on a mis ensemble aujourd’hui», se réjouissait l’entraîneur De Vos.

Selon Van Uytvanck, dont les tournois de Linz en Autriche et du Luxembourg sont les prochains à son calendrier, cette première victoire est venue insuffler une dose de confiance pour le reste de sa saison.

«Je n’ai plus de pression. Comme je n’ai pas joué au début de la saison l’an dernier, je n’ai plus aucun point à défendre jusqu’au mois de mars.»

Babos se reprend en double

Babos a quant à elle difficilement accepté la défaite. Au moment de s’entretenir avec la foule après le match, elle a eu du mal à retenir ses larmes.

«Je suis vraiment frustrée parce que j’étais vraiment en contrôle de la rencontre. Je suis déçue, mais je sais qu’avec du recul, je serai heureuse de la façon dont j’ai joué», a-t-elle par la suite dit aux membres des médias.

La Hongroise n’a pas eu beaucoup de temps pour digérer sa défaite puisque, quelques minutes plus tard, elle était de retour sur le terrain pour la finale du double avec sa partenaire Andrea Hlavackova. Elles ont défait les jeunes Canadiennes Carson Branstine et Bianca Andreescu en deux manches de 6-3 et 6-1.