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Une défaite qui fait mal à l'Impact

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Les espoirs de séries de l’Impact ne tiennent plus qu’à un fil à la suite d’une défaite de 3 à 2 face au Minnesota United qui n’avait qu’une seule victoire en 12 matchs à l’étranger avant hier.

Le XI montréalais poussait fort afin de marquer un troisième but quand Abu Danladi a rompu l’égalité à la 89e minute.

Il s’agit d’un quatrième revers consécutif, et d’un troisième de suite à la maison, pour l’Impact qui va maintenant devoir aller affronter le Toronto FC et Atlanta United à l’étranger, dans la prochaine semaine.

La frustration s’est emparée des Montréalais quand une mêlée a éclaté à la fin du match. Victor Cabrera a tenté de s’en prendre à Kevin Molino et c’est finalement son ancien coéquipier, Johan Venegas, qui est parvenu à le maîtriser en partie.

Pas assez

L’Impact n’en a tout simplement pas fait assez pour une équipe qui luttait pour sa survie. Il a ouvert la machine dans les 15 premières et les 15 dernières minutes de jeu. Entre ça, il y a eu un désert de désorganisation.

En attaque, Anthony Jackson-Hamel a été incapable de profiter des quelques chances qu’il a eues alors que Ballou Tabla, entré en seconde demie, a encore une fois fait preuve de trop d’individualisme.

«C’est décevant, c’est un match qu’on ne devait pas perdre. C’est une performance vraiment inacceptable», a pesté Mauro Biello.

«On a bien commencé la première demie avec des occasions, a-t-il poursuivi. On a raté le penalty et après on a oublié de défendre. En milieu de terrain, il y avait une autoroute et on n’a pas gagné nos duels.

«On pensait que ça allait être facile après le premier but et on a oublié comment défendre.»

L’Impact (36 points) a donc perdu du terrain dans la course aux séries puisque Atlanta (43 points) et Columbus (44 points) ont récolté chacun un point à la suite de verdicts nuls, hier. Les Red Bulls de New York (41 points) jouent aujourd’hui.

Coïts interrompus

On peut parler d’une soirée qui a été ponctuée de coïts interrompus. En première demie, l’Impact a pris les devants dès la 9e minute sur un but de Patrice Bernier avant d’obtenir un tir de pénalité non converti par Ignacio Piatti.

Onze minutes plus tard, Kevin Molino profitait lui-même d’un tir de pénalité pour créer l’égalité 1 à 1.

Désorganisé par la suite, l’Impact a repris vie à la 55e minute quand Michael Salazar y est allé d’une tête arrière à Blerim Dzemaili qui a repris à la volée pour marquer son 7e de la saison et donner une priorité d’un but au Bleu-blanc-noir.

Mais encore une fois, le plaisir n’a pas duré. La défense s’est trouvée engourdie après un coup franc du Minnesota et Christian Ramirez en a profité pour faire 2 à 2 à l’heure de jeu.

Histoire de penaltys

Gonflée à bloc, la salle comble de 20 801 spectateurs a sauté quand l’officiel Ted Unkel a utilisé la révision vidéo pour accorder un tir de pénalité au Bleu-blanc-noir à la suite d’une main de Jérôme Thiesson.

Comme toujours, Nacho s’est amené au point de pénalité et a décoché un tir sur la droite que Bobby Shuttleworh a stoppé, ce qui a eu pour effet d’éteindre un peu l’Impact.

Ce pénalty non converti a ausi immédiatement éteint un Stade Saputo qui surchauffait après le but de Bernier.

On est passé d’un possible score de 2 à 0 à une égalité de 1 à 1 et l’Impact s’en est ressenti et a paru désorganisé par moments, surtout dans les cinq dernières minutes de la première demie, les deux penaltys ayant complètement cassé son rythme.

Ça va être très difficile

On aurait pu entendre une mouche voler dans le vestiaire après cette quatrième défaite consécutive.

«J’ai du mal à vous dire comment ça s’est passé », a concédé Laurent Ciman, la voix éteinte.

Samuel Piette peinait lui aussi à trouver une explication à cette défaite, même si l’équipe a tout tenté pour marquer le but gagnant dans le dernier quart d’heure.

«Des fois ça rentre, des fois ça ne rentre pas. Là, on est dans une séquence où ça ne rentre pas.»

Être réaliste

Avec un recul de cinq points sur la sixième position et seulement six matchs à jouer, dont quatre à l’étranger, l’Impact se retrouve au pied du mont Everest.

«Il faut être réalistes, on sait que ça va être très difficile, a reconnu Piette. Mais si on n’y croit pas, personne ne peut le faire pour nous. Il faut y aller et tout donner.»

«Il reste six matchs, il y a toujours une possibilité mathématique, alors il faut croire à ça. Mais c’est très difficile», a ajouté Patrice Bernier.

Evan Bush y est pour sa part allé d’un appel à la fierté.

«On ne peut pas abandonner, ça n’a pas de sens. Ça revient à chacun d’entre nous. On doit tirer une fierté de ce qu’on fait.»

Des penaltys qui font mal

Ce sont certainement les deux tirs de pénalité rapprochés en première demie, celui raté d’Ignacio Piatti et celui réussi de Kevin Molino, qui ont fait la différence.

«On a bien commencé et on aurait pu tuer le match dans les 15 premières minutes, a fait remarquer Bernier. Dès qu’ils ont marqué, on a été anéantis, surtout en première mi-temps. On a été pas mal décousus.»

Et lequel des deux pénaltys a fait le plus mal à l’Impact ?

«C’est une combinaison des deux, croit Piette. Le fait de ne pas marquer, à 2 à 0 après 15 minutes, c’est sûr que ça aurait changé le match, et ils ont égalisé tout de suite après.»