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Canadiens

Charlie Lindgren veut voir de l’action

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À la vitesse à laquelle a progressé Charlie Lindgren au cours des deux dernières campagnes, il ne serait pas surprenant de le voir aboutir avec le Canadien dans un avenir rapproché.

Certains se demandent même s’il ne fera pas le grand saut au cours de l’hiver qui vient. Al Montoya a beau être sous contrat pour les deux prochaines saisons, il demeure facile à tasser.

«On ne sait jamais. Le hockey est parfois drôlement fait. Tellement de choses peuvent survenir au cours d’une saison», a lancé l’Américain de 23 ans, rencontré par le Journal au terme de son premier entraînement du camp.

D’ailleurs, ça ne serait pas la première fois qu’on assisterait à une situation semblable dans l’histoire du Tricolore.

On se rappellera que, dans les derniers moments du calendrier 2013-2014, Dustin Tokarski avait suffisamment bien fait à ses trois présences devant le filet pour devancer Peter Budaj lorsque Carey Price est tombé au combat, quelques semaines plus tard, dans la série face aux Rangers de New York.

Débordant de confiance

Cela dit, Lindgren ne semble pas nécessairement enclin à l’idée de jouer les seconds violons.

«J’ai confiance en mes moyens et en ce que je suis en mesure d’accomplir. Par contre, je veux également jouer beaucoup de matchs», a-t-il déclaré à l’auteur de ces lignes.

Évidemment, avec Carey Price, qui risque de garder une soixantaine de rencontres, Lindgren a intérêt à parfaire son art dans la Ligue américaine. Et puisque le Rocket sera tout juste de l’autre côté de la rive, les rappels seront un jeu d’enfants.

Si sa progression suit son cours, Lindgren devrait dominer ses pairs de la Ligue américaine. À sa première saison chez les professionnels, l’hiver dernier, à St. John’s, Lindgren a compilé un dossier de 24-18-6, une moyenne de buts alloués de 2,56 et un taux d’efficacité de ,914. Tout ça au sein d’une formation s’étant classée de peine et de misère pour les séries éliminatoires.

Initié par son père

Une suite somme toute normale après l’avoir vu dominer la NCAA avec une fiche de 30-9-1 lors de la campagne précédente, sa dernière avec les Huskies de l’Université St. Cloud.

«Je n’ai pas nécessairement été surpris par ma progression. Je me suis toujours placé des objectifs élevés», a mentionné l’athlète originaire du Minnesota.

«Je travaille sans relâche. En plus, j’ai eu la chance de côtoyer d’excellents entraîneurs de gardiens de but. À commencer par mon père», a raconté Lindgren.

Lui-même un gardien de but, Bob Lindgren a défendu les couleurs des Wolverines de l’Université du Michigan au cours de la saison 1985-1986.

«Puis, Dave Rogalski, à St. Cloud, Marco Marciano, avec les IceCaps et Stéphane Waite, ici, ont également fait énormément pour moi. Ils ont tous amené mon jeu au niveau suivant», a-t-il poursuivi.

Montoya n’a qu’à bien se tenir, car, avant longtemps, le jeune aura atteint le niveau le plus élevé.