Gennady Golovkin v Canelo Alvarez - Weigh-in

Crédit : AFP

Boxe

Canelo: une marque de commerce

Publié | Mis à jour

Lorsqu’on écrit des articles à propos de Saùl «Canelo» Alvarez, il arrive parfois qu’on se demande quel est son vrai prénom. Saùl ou «Canelo» ? On a tenté de démystifier ce qui est devenu une marque de commerce pour le poulain de Golden Boy Promotions.

Tout d’abord, le nom à la naissance du boxeur est Santos Saùl Alvarez Barragan. Puis, alors qu’il était âgé de 12 ans, son entraîneur Jose Reynoso, le père de son entraîneur actuel, a décidé de le surnommer «canelito» en espagnol.

Quand on le traduit, ça signifie «cannelle». Reynoso lui avait attribué ce surnom en raison de ses cheveux roux et de ses taches de rousseur. Puis, au fil du temps, c’est devenu «canelo».

Si Reynoso avait commencé à l’appeler de cette façon, c’est en raison du regard d’Alvarez, qui était différent de celui des autres boxeurs originaires du Mexique. Sans le savoir, l’homme de boxe venait d’inventer une marque de commerce qui colle encore à la peau du cogneur aujourd’hui.

Donc, depuis plusieurs années, ses promoteurs et les amateurs utilisent la plupart du temps le surnom «Canelo» et non son prénom Saùl pour identifier le boxeur le plus populaire au Mexique depuis le légendaire Julio Cesar Chavez.

Un combat de 50 millions $

Au fil des années, la marque de commerce de «Canelo» est devenue tellement forte qu’elle dicte souvent l’allure des négociations avec ses adversaires. Ce fut notamment le cas avec Golovkin.

Même si le Kazakh est le champion unifié des poids moyens, c’est Alvarez qui recevra la plus grosse bourse ce samedi soir pour ses 36 minutes d’effort. Le Mexicain est assuré d’empocher 20 M$ contre 15 pour Golovkin.

Il encaissera une bonne partie des revenus de la télé à la carte. Les dirigeants de Golden Boy Promotions estiment qu’ils pourraient vendre ce duel dans 1,5 million de foyers. Si ces prévisions se réalisent, Alvarez pourrait obtenir 50 millions $ pour sa prestation.

Pour ce qui est de Golovkin, il devrait se «contenter» d’un montant de 33 millions $. Ce qui est de loin sa journée de paye la plus fructueuse en carrière. Par contre, il faut préciser qu’il n’aurait jamais pu obtenir un tel montant sans affronter Alvarez.

C’est toujours le jeu de l’offre et de la demande qui prime dans le monde de la boxe. Et le clan d’Alvarez l’a compris depuis plusieurs années.