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Camp de la dernière chance pour Fucale?

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Le tournoi des recrues a permis à l’état-major des Canadiens de Montréal d’observer et d’évaluer la relève de l’équipe.

Lorsque le défenseur Mikhail Sergachev a été transféré au Lightning de Tampa Bay en retour du talentueux attaquant québécois Jonathan Drouin, plusieurs notaient l’absence d’un espoir de premier plan dans l’incubateur du Tricolore.

Il faut dire que le Russe, neuvième sélection au total au repêchage de 2016, était considéré comme l'un des meilleurs défenseurs disponibles à l’encan.

Or, à qui revient cette distinction à l’aube de la saison 2017-2018, la première du Rocket de Laval?

Comme le disait l’analyste Renaud Lavoie dans son récent blogue, il serait étonnant qu’un joueur du troupeau amorce la saison à Montréal, mais s'il y en a un qui est plus proche que les autres, c'est Noah Juulsen.

Premier choix du CH en 2016, le défenseur s’est vu confié le rôle de capitaine au tournoi des recrues et il a quand même bien fait.

«Il n'a pas été spectaculaire, mais c'est justement le type de joueur, de défenseur qu'il est. Il fait toutes les choses comme il faut. J'ai hâte de le voir au camp d'entraînement», de dire l’analyste de TVA Sports.

«C'est probablement le défenseur qui est le plus près de la Ligue nationale, ou le joueur ici au tournoi qui était le plus près de la LNH.»

Renaud Lavoie doute toutefois que le Canadien de 20 ans commencera la saison avec le grand club.

D'autres joueurs ont aussi attiré l’attention. Voici un survol des espoirs des Canadiens avec l’analyse de Renaud Lavoie :

William Bitten, centre, 19 ans : 23 buts, 57 points en 65 matchs avec Hamilton (OHL) l'an dernier

«C’est un joueur qui se compare à Brendan Gallagher. On en a eu la preuve, encore une fois, qu'il est non seulement rapide, mais aussi doté de bonnes mains. Il n'a peur de rien sur la patinoire.»

«Il faut toujours trouver une façon de se faire remarquer de la bonne façon. Francis Bouillon, qui travaille maintenant avec les Canadiens, nous disait: "Il faut surtout que les entraîneurs se disent: ce joueur-là ne fait pas d'erreur."

«Il est un peu dans cette catégorie-là.»

Martin Reway, attaquant : n’a pas joué pour des raisons médicales l’an dernier

«Dans son cas, c'est la première fois qu'on le revoyait. Il revient de très loin.»

«En attendant, je pense que c'est un joueur de talent. S'il est en mesure de retrouver son coup de patin un jour, je suis convaincu qu'on va être en mesure de le voir dans la LNH.»
 
Reway a présentement un surpoids de près de 15 livres et il disait lui-même qu'il était fatigué souvent.

«C'est tout à fait normal.»

Michael McNiven, gardien, 20 ans : fiche de 49-15-4 avec Owen Sound (OHL) l'an dernier

«Je vois là peut-être le casse-tête le plus important pour Marc Bergevin et la direction de l'équipe, parce que Michael McNiven a connu tout un tournoi.

«Quand on parle d'impressionner, dans le match de vendredi soir face aux Maple Leafs de Toronto, c'était le meilleur joueur sur la patinoire.

«Il est tellement calme. Il a permis à son équipe de remporter un match facile et de faire bien paraître ses coéquipiers, là, tu vas avoir une bataille pour l’auxiliaire à Laval avec le Rocket.

«C'est sûr que c'est un gardien de but, je pense, qui est en train d'impressionner la direction de l'équipe. Alors là, qu'est-ce qui va arriver avec Zach Fucale? C'est la question qu'on se pose.»

Zachary Fucale, gardien, 22 ans : fiche de 25-12-2 avec Brampton (ECHL), fiche de 1-2-0 avec Saint John's (LAH) l'an dernier

«Fucale, c'est un jeune vétéran et on va lui donner toutes les chances, mais en même temps, quelqu'un lui souffle dans le dos pas à peu près.»

Le prochain camp d'entraînement pourrait-il être celui de la dernière chance pour le gardien de Rosemère?

«On ne sait jamais ce qui peut arriver, mais j'ai bien hâte de voir comment il va se comporter devant le filet, vendredi.»

Daniel Audette, centre, 21 ans : 10 buts, 30 points en 75 matchs avec St. John’s (LAH)

«Alexandre Alain a bien fait. Daniel Audette est probablement le Québécois qui m'a impressionné le plus.

«Je m'explique : si tu retournes à son premier camp des recrues, il y a quelques années, je ne pensais jamais qu'il pouvait en donner autant comme il fait présentement.

«Il y a deux, trois ans, c'était un joueur qui évitait tous les contacts, qui n'était pas dans l'action. Maintenant, il veut la rondelle. Il n'est pas parfait, mais ce que j'aime, c'est qu'il s'implique physiquement et n'a pas peur de recevoir des mises en échec.»