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Crédit : AFP

NFL

La défensive transporte les Packers

Stéphane Cadorette

Publié | Mis à jour

Saison après saison, les Packers vivent sur le bras canon d’Aaron Rodgers et ses nombreuses pétarades offensives, tandis que la défensive est traditionnellement le boulet à leur pied. Si la présente campagne se déroule à l’image de la victoire de 17-9 de dimanche face aux Seahawks de Seattle à Green Bay, ce portrait risque de changer drastiquement.

Il est évidemment trop hâtif après un match pour conclure à une nouvelle tendance, mais ça faisait un bail qu’une défensive des Packers avait carrément été responsable d’une victoire.

Non seulement les Seahawks n’ont inscrit aucun touché, mais ils ont été embouteillés pendant trois heures en ne générant que 225 verges d’attaque et 12 minuscules premiers jeux.

Tout au long de l’affrontement, le quart-arrière des Seahawks Russell Wilson a été pourchassé et frappé. Sa ligne offensive indigne nous a rappelé qu’à ce rythme, Wilson sera probablement obligé de ramasser ses dents avec ses deux bras dans le plâtre avant longtemps...

Un front solide

Vrai que cette même ligne a donné le beau rôle au front défensif des Packers, mais pourquoi leur enlever ce qui leur revient? Le plaqueur Mike Daniels, qui était déjà reconnu comme la pierre angulaire de cette défensive, s’est affirmé comme un potentiel candidat au titre de joueur défensif de l’année avec sept plaqués et 1,5 sac du quart.

En faisant abstraction de deux longs gains par la course de 29 et 30 verges des Seahawks, les Packers n’ont concédé que 31 verges sur les 16 autres portées.

On parle ici de la même défensive qui a terminé trois fois lors des six dernières saisons dans le dernier tiers de la ligue au niveau des verges accordées.

Les Seahawks ont été tellement dominés par la défensive des Packers qu’ils ont perdu la bataille du temps de possession par 39 min 13 s contre 20 min 47 s.

À ce rythme, il allait de soi que la défensive des Seahawks allait se fatiguer et finir par montrer des fissures dans l’armure. Pourtant, les Packers ont été blanchis pendant une demie à Green Bay pour la première fois depuis 2010. C’est là un autre signe que leur défensive les a tenus dans le coup.

Fin de match efficace

En deuxième demie, les têtes fromagées ont enfin pu ouvrir la machine, mais encore là, c’est Mike Daniels qui doit être célébré pour avoir forcé Russell Wilson à échapper le ballon tout près de sa zone des buts. L’attaque des Packers, jusque là au neutre, n’a eu qu’à se brancher sur le pilote automatique pour inscrire enfin ses premiers points sur une course de six verges de Ty Montgomery.

Rodgers a ensuite cogné le dernier clou avec une passe de touché de 32 verges à Jordy Nelson, démontrant son habituelle résilience après avoir lui aussi encaissé de nombreux coups durant sa journée au bureau.

Pour les Packers, même si l’attaque a déjà été plus spectaculaire, il n’y a aucune gêne à avoir inscrit 17 points contre la muraille des Seahawks. Mais si la défensive s’y met en plus, ils deviendront bien difficiles à freiner.