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Michel Therrien raconte le jour de son congédiement

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L’amour que Michel Terrien témoigne pour la Sainte-Flanelle n’a jamais fait de doute. Ironiquement, c’est un 14 février qu’il a perdu son emploi.

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«La Saint-Valentin a une toute autre symbolique à mes yeux (maintenant)», a confié l’ex-instructeur en chef des Canadiens de Montréal lors d’un entretien à cœur ouvert avec Dave Morissette à TVA Sports.

Autre ironie du sort, c’est au même endroit où il a été formellement embauché par Marc Bergevin cinq ans plus tôt, que Therrien a été congédié : dans son bureau.

Ce jour-là, l’entraîneur de 53 ans rendait visite à l’ancien pilote du CH, Jacques Demers, qui récupérait d’un malaise dans un hôpital de Montréal.

«J’ai passé la matinée avec lui et Marc (Bergevin) m’a appelé pendant l’après-midi, a raconté Therrien.

«Je savais exactement pourquoi il m’appelait quand il m’a dit qu’il voulait absolument me rencontrer.»

Therrien reconnait que son patron est contraint à prendre des décisions difficiles. C’est dans la culture du métier. Sauf que le DG du Tricolore est aussi son ami et l’équipe ne devait pas s’éloigner de son objectif d’atteindre les séries éliminatoires.

La rencontre entre les deux hommes, d’une durée de 30 à 45 minutes,  a donc été émotive, aux dires de celui qui a été remplacé par Claude Julien.

«Ç’a été un moment difficile pour Marc, mais pour moi aussi. Pendant cinq minutes, il n’y a pas grand-chose qui s’est dit», a-t-il imagé.

Là où Therrien a été pris par surprise, c’est qu’il a été convoqué alors que Montréal demeurait en tête de la section Atlantique. Il pensait que son travail serait évalué à la fin de la saison.

«Marc m’a dit ‘je vais t’expliquer ce qui s’est passé’. Ma réaction a été ‘je ne veux même pas le savoir. Ça ne m’intéresse pas’.»

Écoutez l’entretien dans la vidéo, ci-dessus.