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Les Alouettes à court d’explications

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Les joueurs des Alouettes de Montréal n’en menaient pas large après avoir subi un humiliant revers de 41-18 aux mains des Lions de la Colombie-Britannique, vendredi soir, au BC Place de Vancouver.

«C’est embarrassant. En tant qu’athlète et joueur de football professionnel, avoir autant de talent et ne pas être capable de produire, c’est embarrassant», a confié Kyrie Hebert au «Montreal Gazette» après la défaite, une quatrième consécutive pour les Alouettes.

La formation montréalaise a perdu six de ses sept derniers affrontements. En 11 matchs depuis le début de la saison, elle ne compte que trois victoires.

«Produire, ça signifie enregistrer des victoires, ce que nous ne faisons pas. Il n’y a rien de positif à retirer de ça. C’est embarrassant. Quand tu te fais botter les fesses, tu dois être embarrassé», a poursuivi le joueur de ligne défensive.

«C’est frustrant de perdre quatre matchs de suite», a poursuivi Nik Lewis, qui s’est adressé à ses coéquipiers dans le vestiaire après la rencontre.

«Pour résumer, je leur ai dit que c’est à eux de choisir quel genre de carrière ils veulent avoir. Et tu ne peux pas avoir une longue carrière quand tu joues avec une équipe qui perd. Tout dépend de nous. Nous devons trouver une façon de gagner», a indiqué le receveur au quotidien anglophone montréalais.

Répéter le message

Après avoir connu des débuts prometteurs avec les Alouettes, qui ont présenté un dossier de 4-2 sous sa gouverne la saison dernière, Jacques Chapdelaine se retrouve dans une position pour le moins inconfortable.

«Je me trouve à répéter le même message de semaine en semaine, a indiqué l’entraîneur-chef. Les joueurs sont responsables de leurs erreurs. Ce ne sont pas les joueurs contre l’entraîneur. Nous sommes tous responsables. Nous devons arrêter de quitter le terrain en nous disant qu’on a fait des erreurs. À ce point-ci, ce ne sont plus des erreurs.»

Chapdelaine a évoqué le dernier jeu de la première demie pour illustrer les problèmes de sa formation. Sur une tentative de placement, le botté de Boris Bede avait alors été rabattu puis repris par les Lions qui ont inscrit le touché.

«Nous avons fini la demie avec un placement bloqué après avoir réussi plusieurs jeux. On dirait que quand des bonnes choses arrivent, nous trouvons un moyen pour les bousiller. C’est regrettable», a ajouté Chapdelaine qui refuse toutefois de sombrer dans le négativisme.

«Ce serait contre-productif», a-t-il conclu.